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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
Bienheureuse Alexandrina Maria DA COSTA
Alexandrina
(Alexandrine) Maria da Costa naît le Mercredi Saint de l’année 1904 au
lieu-dit Gresufes du village de Balasar dans le district de Porto et
l’archidiocèse de Braga. Elle est baptisée le Samedi Saint suivant.
Quelques années plus tard, la famille se déplace au lieu-dit Calvário
(nom prédestiné! ) du même village de Balasar. Dès l’âge de 9 ans,
Alexandrina travaille aux champs puis, comme journalière. A 12 ans, elle
fait une première chute d’un chêne et on doit lui donner
l’extrême-onction. Elle se rétablit. Alexandrina est nommée catéchiste
et membre de la chorale. Elle a une belle voix et aime beaucoup la
musique. A 14 ans, en 1918, survient le drame qui bouleverse sa vie : le
Samedi Saint, trois hommes entrent dans la chambre où elle fait de la
couture avec sa sœur Olinda et une amie et ils tentent de la violenter.
Elle n’a d’autre ressource que de sauter par la fenêtre ; elle tombe
dans le jardin, quatre mètres plus bas. Il s’ensuit une compression de
la moelle épinière et un handicap permanent. Ni cure ni médecins ne
réussissent à améliorer son état. Parfois, elle peut marcher en se
traînant jusqu’à l’église mais on se moque de sa démarche ; elle réussit
au prix de grands efforts à assister au congrès eucharistique de Braga
en 1924. Peu après, elle s’alite définitivement, pour les trente
dernières années de sa vie. Dès lors, sa sœur plus âgée, Olinda, devient
son infirmière, son assistante en tout et, plus tard, sa secrétaire. Au
début, Alexandrina demande à Dieu la guérison et lui promet de devenir
missionnaire si elle l’obtient. Finalement, elle comprend qu’il faut se
résigner. Elle accepte et s’offre. Jésus se révèle à elle et lui parle
familièrement jour et nuit. Souvent, elle lui demande ce qu’il faut
faire et invariablement, il lui répond : “souffrir, aimer, racheter”. Il
lui propose de s’assimiler complètement à sa passion. Chaque Vendredi,
et cela jusqu’en 1942, elle revit la Passion d’une façon si concrète que
son directeur spirituel, le Père Pinto, peut en voir le déroulement, et,
à cette occasion-là, Alexandrina retrouve la liberté de ses mouvements.
A ces souffrances s’en ajoute une autre : Sa mère s’est portée garante
pour une parente, mais celle-ci n’ayant pu rembourser, les poursuites se
retournent contre la famille d’Alexandrina qui, pendant six ans, connaît
le cauchemar de la pauvreté et même le risque d’être chassée de leur
maison.
En 1938, le
Seigneur demande à Alexandrina de faire connaître sa volonté que le
monde soit consacré au Cœur Immaculé de Marie par le pape (et chaque
diocèse par son évêque). Sinon, on connaîtra le terrible châtiment de la
guerre à cause des péchés, notamment celui de l’impureté et des
communions sacrilèges. Pendant un an, son directeur, chargé de faire
parvenir ce message à Rome, fait la sourde oreille. Au début de 1939, il
écrit enfin au cardinal Pacelli, lequel, devenu Pape sous le nom de Pie
XII, réalisera cette consécration en 1942. A partir de cette année-là,
Alexandrina obtient la grâce que sa passion et ses stigmates ne soient
plus visibles à l’extérieur. C’est alors aussi qu’elle cesse totalement
de se nourrir, et cela jusqu’à sa mort, c'est-à-dire pendant 13 ans. Ces
événements mystiques étant de plus en plus connus (à son grand regret,
mais Jésus lui explique qu’elle revit sa vie publique), des foules, de
plus en plus nombreuses, commencent à affluer chez elle : 15000
personnes le 29 juin 1953. (L’archevêché avait interdit toute visite en
1944 et 1952, mais finalement était revenu sur sa décision). Alexandrina
voit la mort approcher avec lucidité ; alors, par deux fois, elle dicte
un testament spirituel adressé aux pécheurs. Elle meurt le Jeudi 13
octobre 1955 (jour anniversaire de la dernière apparition à Fatima).
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