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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
Bienheureuse
Anne SCHAEFFER
Anna Schäffer
SCHAEFFER naît à Mindelstetten
(Bavière) en 1882. Son père meurt à l’ âge de 40 ans, en 1896, laissant
sa famille dans une grande pauvreté. Anne qui aspire à la vie religieuse
doit d’abord travailler pour constituer son trousseau. Dès l’âge de 14
ans elle est employée de maison, ce qui représente des dangers pour sa
vie morale, mais elle peut y échapper grâce à la récitation du rosaire.
En 1901 elle tombe les deux pieds dans une bassine de lessive
bouillante. Gravement brûlée jusqu’à mi-jambe, elle doit subir plus de
30 opérations et passera le reste de sa vie - 20 années - avec des
pansements qu’on se contente de renouveler chaque semaine. Au début,
elle ne se résigne pas sans difficulté à son sort. Pour échapper aux
avanies de son frère buveur, sa mère déménage avec elle dans une petite
maison du village. Là elle commence à recevoir des visites dans sa
chambrette de malade. Elle écrit ses pensées sur douze carnets et
entretient de la correspondance. Elle fait aussi de la couture. Son
emblème préféré est le Sacré-Cœur dont elle dessine ou coud les flammes
en forme d’épis de blé, traduisant ainsi sa dévotion eucharistique.
« J’ai trois clefs du paradis, dit-elle: la plus grande est de fer brut
et pèse lourd: c’est ma souffrance. La seconde est l’aiguille à coudre,
et la troisième est le porte-plume. » Son entourage est compatissant.
Les enfants se sentent attirés par elle et elle les catéchise. Parfois
la fanfare lui offre une sérénade en passant sous ses fenêtres.
Tertiaire de Saint François, elle reçoit, comme lui, les stigmates de la
Passion à partir du 4 octobre 1910, (fête du saint), mais elle obtient
ensuite la grâce qu’ils deviennent invisibles. Elle est soutenue par la
communion quotidienne et parfois on la transporte à l’église, jusqu’au
jour où même cela devient impossible. Sa vie est une souffrance
continuelle qu’elle accueille comme une grâce. Parfois la douleur est si
intense qu’elle ne peut même plus parler. Dans ces moments-là, dit-elle,
je pense que mon Père du ciel doit m’aimer particulièrement. » Elle
s’éteint paisiblement en 1925 à l’ âge de 43 ans.
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