![]() |
Passioniste ... Passion - aimant |
![]() |
|||
|
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
|||||
| page accueil | saints et saintes | prières | enseignements | liens divers | nouvelles passionistes |
| Janvier |
Saint Antoine LE GRAND
Vers l'âge de 20 ans, la mort de ses parents le
laissa à la tête d'un gros héritage et seul responsable de l'éducation
de sa jeune soeur. Un jour, comme il se rendait à l'église en méditant
sur la vie des Apôtres et des premiers Chrétiens, il entendit la lecture
de ces paroles de l'Evangile: "Si tu veux être parfait, vends tout ce
que tu as, donne-le aux pauvres, puis viens et suis-moi" (Mat. 19:21).
Comprenant que c'est à lui qu'elles s'adressaient, il alla partager sans
retard toutes les terres qu'il possédait entre ses voisins, vendit ses
meubles et en distribua le prix aux pauvres, ne gardant que le
nécessaire pour installer sa soeur. Une autre fois, après avoir entendu
lire les paroles: "Ne soyez pas en souci du lendemain" (Mat. 6:34), il
décida de renoncer définitivement au monde, distribua le reste de ses
biens, confia sa soeur à une personne vertueuse et quitta sa maison pour
vivre en "ascète" (vie de prière, de jeûne, de charité, selon les
paroles de l'Evangile)
Or, en ce temps-là, il n'existait pas encore de
monastères comme de nos jours. On ne trouvait que quelques moines vivant
en solitaires non loin de leur village, dans le jeûne et la prière. Un
de ces anciens demeurait non loin de là. Antoine voulut l'imiter. Il
s'installa lui aussi dans un lieu isolé, où, l'esprit libre de tout, il
travaillait de ses mains, distribuait ses surplus aux pauvres, méditait
les Livres Saints et s'efforçait de garder sans arrêt la prière en son
coeur. Comme une abeille qui va de bonne fleur en bonne fleur pour en
tirer le meilleur, à chaque fois qu'il entendait parler d'un autre moine
vertueux, il se rendait auprès de lui, l'observait vivre et l'écoutait,
et, une fois rentré dans sa cellule, il s'efforçait d'imiter lui-même
toutes ces vertus.
Le démon, qui déteste les hommes, ne pouvant
supporter de voir un si jeune homme vivre si bien, décida de partir en
guerre contre lui. Et toute sa vie durant, cette véritable guerre
continuera, et à chaque fois, par la puissance du Christ, Antoine sera
vainqueur, quoique fasse le démon. Le Signe de Croix et la prière des
Psaumes étaient la meilleure arme d'Antoine contre notre ennemi à tous :
"Le Seigneur est mon secours, et je mépriserai tous mes ennemis" (Ps
117,7). Il méditait chaque jour pour commencer les paroles du Prophète
Elie: "Le Seigneur est vivant, et il faut que je paraisse aujourd'hui en
Sa Présence" (1 Rois 18,5).
Il accepta dès lors de recevoir des disciples en
nombre sans cesse grandissant. Il fonda 2 monastères: l'un à l'est du
Nil, à Pispir, l'autre sur la rive gauche, non loin d'Arsinoé. Le coeur
apaisé et l'intelligence ancrée en Dieu, Saint Antoine avait le pouvoir
de réconcilier les ennemis par sa seule présence, de faire régner autour
de lui la charité entre les hommes et de guérir les malades par sa
prière. Inspiré par le Saint Esprit, il instruisait ses moines dans la
science spirituelle. Il leur recommandait de ne jamais se laisser
décourager par les épreuves ou de se relâcher de leur première ferveur,
mais au contraire de la faire grandir de jour en jour. Il disait:
"Efforçons-nous de ne rien posséder que ce que nous emporterons avec
nous dans le tombeau: à savoir la charité, la douceur, la justice etc..
La vertu, c'est-à-dire le Royaume des Cieux, n'a besoin que de notre
volonté, car elle se trouve en nous-mêmes. Elle ne consiste en rien
d'autre, en effet, qu'à conserver la partie spirituelle de notre âme
dans la pureté et la beauté dans lesquelles elle a été créée".
Quoique restant là il continuait d'accomplir des
miracles et les visiteurs ne cessaient d'affluer. C'est pourquoi il
décida de se retirer seul dans un désert plus profond. Il se joignit à
une caravane de Sarrasins et parvint à pied jusqu'au mont Colzim
(aujourd'hui Mont Saint-Antoine), situé vers la mer Rouge. Au bout de
plusieurs années,
Antoine, déjà vieux, accepta de revisiter ses
disciples à Pispir. Grande fut la joie à l'arrivée de l'Homme-de-Dieu.
Une grande foule le suivit lorsqu'il regagna sa montagne: les uns
demandaient la guérison des maladies du corps, d'autres venaient pour
recevoir réconfort et instruction de l'âme; le Saint donnait à tous
selon leur besoin, comme Dieu Lui-même. Il ne rompait le silence
qu'après avoir reçu une inspiration du Saint-Esprit, et il parlait alors
en employant les paroles de
C'est pourquoi, dans ses enseignements, il insistait
surtout sur la charité fraternelle et la purification du coeur. Il
disait encore: "C'est du prochain que dépendent la vie et la mort. En
effet, si nous gagnons notre frère, c'est Dieu que nous gagnons, mais si
nous sommes pour notre frère occasion de péché, c'est contre le Christ
que nous péchons". Père plein de compassion, ses disciples pouvaient se
divertir quand nécessaire, et il leur enseignait qu'il fallait alterner
la prière pure, le chant des Psaumes et le travail manuel afin de lutter
contre l'ennui. Des philosophes païens, enflés d'orgueil par leur fausse
science, vinrent pour se moquer de cet illettré dont toute l'Egypte
parlait. En peu de mots l'Homme-de-Dieu démontra leurs erreurs. Il leur
montra comment la sagesse de ce monde a été rendue folle par la folie de
Merci à Jean Michel Dossogne pour le partage de ce texte
|
||||