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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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Bernard de Clairvaux
Fête le 20 août
Fontaine-lès-Dijon, 1090 — Clairvaux, 1153
Théologien de
l'Église ? docteur de l'Église
Bernard naît en
1090, au château de Fontaines, près de Dijon, en France. Il a cinq
frères et une sœur.
Dès sa naissance,
il fut consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le
pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout
jeune encore, assistait à la Messe de Noël; il s'endormit, et, pendant
son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de
Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie.
Bernard fait des
études dans une école, pas loin de chez lui. Il y apprend à aimer les
Livres Saints et les écrits des Pères de l'Église. Ses parents veulent
qu'il devienne prêtre. La mère de Bernard meurt vers 1103. Il est encore
jeune et il a beaucoup de peine. Jeune homme, Bernard pense quitter la
maison pour continuer ses études. Le souvenir de sa mère est toujours
vivant en lui. Un jour, il. entre dans une église pour prier, il entend
la voix du Seigneur qui parle à son cœur. Alors il décide de se donner
tout entier à Dieu. Il veut imiter l'humilité du Christ. A dix-neuf ans,
malgré les instances de sa famille, il obéit à l'appel de Dieu, qui le
voulait dans l'Ordre de Citeaux; mais il n'y entra pas seul; il décida
six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. au
monastère de Cîteaux, où l'abbé Étienne Harding s'efforçait de rétablir
la règle de saint Benoît dans toute sa rigueur..
L'exemple de cette
jeunesse et l'accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent
suscitèrent tant d'autres vocations, qu'on se vit obligé de faire de
nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu'on envoya
fonder à Clairvaux un monastère
Bernard a
vingt-cinq ans lorsqu'il fonde l'abbaye de Clairvaux, début de
l'expansion de l'ordre cistercien à travers toute l'Europe (à sa mort,
saint Bernard régentait 345 monastères, établis dans 12 pays). Il est le
premier abbé de Clairvaux. Désormais il sera BERNARD DE CLAIRVAUX Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots: "Bernard, qu'es-tu venu faire ici?" Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu'il semblait n'être plus de la terre; voyant, il ne regardait point, entendant, il n'écoutait point; goûtant, il ne savourait point. C'est ainsi qu'après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non; côtoyant un lac, il ne s'en aperçut même pas; un jour, il but de l'huile pour de l'eau, sans se douter de rien.
Bernard avait
laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères:
"Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t'abandonnons tout
notre héritage. – Oui, je comprends, avait répondu l'enfant, vous prenez
le Ciel et vous me laissez la terre; le partage n'est pas juste." Plus
tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de
Clairvaux. Sa santé est fragile. La vie au monastère est dure. Mais Bernard aime Dieu et trouve en lui la force de faire beaucoup de bien, partout où il va. Bernard aime beaucoup l'Église. Il aime les pauvres et les petits, il veut les aider. Il aime aussi ses moines et la vie monastique. Pendant sa vie, il a prêché beaucoup de sermons et écrit beaucoup de livres et de lettres. Il a beaucoup lu les Livres Saints. A force de chanter, de prier et de réfléchir sur tous ces textes, il les connaît presque par coeur, surtout les psaumes. À la fois mystique et homme de combat, mêlant le langage de l'amour courtois et les préceptes d'une humilité rigoureuse, prêchant la IIe croisade à Vézelay (1146) mais combattant les massacres de Juifs dans les villes du Rhin, saint Bernard a tenté de sauvegarder la tradition spirituelle de la chrétienté en maintenant à sa tête, comme guide et comme fer de lance, la communauté monastique: il s'est donc heurté à toutes les forces qui préfiguraient le monde nouveau, la dialectique d'Abélard comme la réforme politique et ecclésiastique d'Arnaud de Brescia, le développement des universités urbaines comme la naissance d'une société marchande. Il a particulièrement mis l'accent sur la dévotion à la Vierge (c'est lui qui dans la Divine Comédie, de Dante, est le guide ultime du poète auprès de la mère du Christ) et s'est révélé dans ses sermons (Sur le Cantique des cantiques) et ses lettres pastorales un virtuose de la langue latine. Il meurt à Clairvaux en 1153, à soixante-trois ans. Quelques années plus tard, le pape le met au nombre des saints.
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