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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
Bse Catherine
VOLPICELLI
"Dans la vie de
Catherine Volpicelli, entièrement consacrée au Sacré-Cœur (l'Agneau
immolé), trois aspects significatifs se détachent: une profonde
spiritualité eucharistique, une fidélité indéfectible à l'Église, une
surprenante générosité apostolique." (Jean Paul II)
Catherine naît à
Naples en 1839 dans une famille de la haute bourgeoisie. A l'école, elle
reçoit une solide formation humaine et chrétienne. Elle apprend les
lettres, les langues et la musique, ce qui n'est pas courant pour les
femmes à cette époque. Elle a l'occasion de rencontrer plusieurs hommes
de Dieu qui marquent profondément son itinéraire spirituel. Le 19
septembre 1854: rencontre avec le bienheureux Louis de Casoria Louis de
Casoria, franciscain. Elle considère cela comme une grâce prévenante du
Sacré-Cœur se penchant amoureusement sur "les misères de sa servante".
Le bienheureux l'associe à l'ordre Franciscain séculier et lui indique
comme unique objet de sa vie le culte du Sacré-Cœur; il lui conseille de
rester au milieu de la société comme "pêcheuse d'âmes". Elle aurait pu,
si elle voulait, mener une vie mondaine et brillante, mais elle renonce
à ces valeurs passagères, et peu à peu, son cœur s'élargit aux
dimensions de Cœur du Christ.
Soutenue par son
confesseur, le Père Léonard Matera, barnabite, elle entre en 1869 dans
le groupe des adoratrices perpétuelles de Jésus Sacrement, mais elle ne
peut y rester à cause de graves problèmes de santé. Le dessein de Dieu
sur Catherine est autre. Comme le lui a prédit le bienheureux Ludovic et
comme il le lui répète souvent: "Catherine, le Cœur de Jésus, c'est ton
œuvre". Par l'entremise de son confesseur, Catherine découvre
l'Apostolat de la Prière. Elle écrit au Père Ramière, directeur de
l'Œuvre en France, lequel lui envoie des explications détaillées. En
1867, ce dernier se rend à Naples où Catherine voudrait établir l'Œuvre
"pour faire renaître dans les cœurs, dans les familles et dans la
société l'amour pour Jésus-Christ". Elle est aussi la première
"zélatrice" de l'Apostolat de la Prière en Italie. Avec les autres
zélatrices, ses compagnes, elle fonde en 1874 les "Servantes de
Sacré-Cœur".
L'Eucharistie est
le centre de sa vie. Elle l'adore longuement, elle s'offre comme victime
expiatoire, elle apprend à son école l'obéissance docile et aimante à
Dieu. En même temps c'est une source d'amour tendre et miséricordieux
pour le prochain: c'est dans les plus pauvres et les laissés-pour-compte
qu'elle aime son Seigneur. C'est aussi de l'Eucharistie qu'elle tire son
ardeur missionnaire qui la pousse à exprimer sa vocation dans l'Église,
docilement soumise aux pasteurs et prophétiquement attentive à
promouvoir le laïcat et de nouvelles formes de vie consacrée. Sans
délimiter des zones d'action, ni donner origine à des institutions
spécifiques, elle veut, selon son expression, trouver la solitude dans
les occupations et un travail fécond dans la solitude.
Elle ouvre une
école pour les orphelins, fonde une bibliothèque ambulante et institue
l'Association des filles de Marie. En un temps record, elle ouvre
d'autres maisons à Naples (deux), à Ponticelli, à Minturno, à Meta di
Sorrento et à Rome. A Ponticelli, par exemple, les Servantes du
Sacré-Cœur se distingueront dans l'assistance des victimes du choléra en
1884. Avec ses sœurs, Catherine est vraiment une "bonne samaritaine",
accomplissant dans diverses situations de pauvreté, non seulement une
œuvre philanthropique, mais donnant le témoignage d'une charité
évangélique, avec discrétion, en respectant la personnes des humbles.
En 1884,
l'archevêque de Naples, le Cardinal Julien Sanfelice, bénédictin,
consacre le sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus que Catherine a fait
ériger à côté de la maison généralice de ses œuvres, le destinant de
manière particulière à l'adoration réparatrice demandée par le Pape pour
le soutien de l'Église dans une période difficile pour la liberté
religieuse et pour l'annonce de l'Évangile. La participation de
Catherine au premier Congrès eucharistique national célébré à Naples en
1891 est l'acte culminant de l'apostolat de la Fondatrice. A cette
occasion, elle présente une riche exposition d'objets sacrés destinés
aux Églises pauvres; elle organise également l'adoration eucharistique
dans la cathédrale et anime le grand mouvement d'âmes qui se termine par
l'impressionnante "confession et communion générale".
Catherine
Volpicelli s'éteint à Naples le 28 décembre 1894, offrant sa vie pour
l'Église et pour le Saint Père.
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