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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime

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Dimanche 31 janvier 2010

4ème dimanche du Temps Ordinaire

 

1ère lecture : (Jr 1, 4-5.17-19)

Psaume : Ps 70, 5-6ab, 7-8, 15ab.17, 19.6c

Evangile : (Lc 4, 21-30)

2ème lecture : (1Co 12, 31; 13, 1-13)

 

Méditation

La première lecture et l’évangile de ce jour nous parlent de prophète. Mais qu’est-ce qu’un prophète. Ce n’est certes pas quelqu’un qui nous annonce notre avenir humain. Non !

Dans la Bible, le prophète est celui qui parle au peuple de la part de Dieu. Il entend la parole de Dieu et il la transmet telle qu’il l’entend.  Cette parole peut être réconfortante, apaisante, encourageante, mais elle peut être aussi sévère et appelé à la conversion. Il y a eu bien des prophètes dans l’histoire du peuple juif. Y a-t-il encore des prophètes aujourd’hui ? Oui,  car Dieu ne cesse de parler à son peuple. Certes ils sont bien plus discrets que ceux de l’Ancien Testament, mais ils existent encore.

La prophétie est un charisme bien vivant dans l’Eglise d’aujourd’hui. Un charisme qui se vit dans le discernement et l’obéissance à l’Eglise. 

Tout chrétien, étant appelé de par son baptême à être «  prêtre prophète et roi », est donc capable d’entendre Dieu parler à son cœur et capable de transmettre la parole de Dieu. La question se pose alors : Comment sommes-nous prophètes dans notre monde, dans notre vie ?

 Certes tous les chrétiens ne sont pas appelés à prendre un micro pour annoncer la parole de Dieu, mais tout chrétien doit être témoin de la vérité de la parole de Dieu, témoin de l’amour de Dieu. On est prophète à la fois par la parole, par les gestes. Et la meilleure façon d’être témoin c’est d’aimer et d’aimer encore envers et contre tout.

Mais quelle est notre capacité à aimer ? Et puis, qu’est-ce qu’aimer ?  Car il ne suffit pas de dire à quelqu’un « je t’aime » pour que cela soit vrai ! A quoi bon en effet dire à quelqu’un « je t’aime »  si je ne me soucie pas de ce qu’il vit ou des besoins réels qu’il peut avoir ?  Aimer c’est poser des actes clairs et concrets !

 Cette épître de St Paul est importante. Prenons le temps de la lire, de la relire, arrêtons nous sur chaque phrase et voyons comment chacune d’elle nous rejoint dans notre vie, dans notre relation avec tous ceux qui nous entourent.

Prenons vraiment ce temps,  car à quoi peut bien servir de parler de Dieu d’annoncer la parole de Dieu si nous ne mettons pas en pratique son commandement :

« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »

Arrêtons nous donc un instant cette semaine pour méditer cela, et demandons à Dieu la grâce d’un accord parfait entre nos paroles, nos actes, notre cœur et Sa parole, son amour.

 

Nota : Vivre en prophète appartient à tous, mais être prophète c'est-à-dire vivre avec le charisme de prophétie est une vocation, particulière qui a aussi des exigences particulières. Pour ceux qui désirent en savoir un peu plus voici un lien utile : la prophétie

 

1ère lecture : (Jr 1, 4-5.17-19)

Le Seigneur m'adressa la parole et me dit : « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t'ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les peuples. » Lève-toi, tu prononceras contre eux tout ce que je t'ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon, c'est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd'hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses chefs, à ses prêtres et à tout le peuple. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer. Parole du Seigneur. »

Psaume : Ps 70, 5-6ab, 7-8, 15ab.17, 19.6c

R/ Sans fin, je proclamerai ta victoire et ton salut

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
mon appui dès ma jeunesse.
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère

Pour beaucoup, je fus comme un prodige ;
tu as été mon secours et ma force.
Je n’avais que ta louange à la bouche,
tout le jour, ta splendeur.

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut.
Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse,
et jusqu'ici, j'ai proclamé tes merveilles.

Si haute est ta justice, mon Dieu,
toi qui as fait de grandes choses :
Dieu, qui donc est comme toi ?
tu seras ma louange toujours !

2ème lecture : (1Co 12, 31; 13, 1-13)

Frères,
Parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien. J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j'aurais beau me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien.  L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne passera jamais. Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra. Quand j'étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j'ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu. Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité.

Evangile : (Lc 4, 21-30)

Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. » Tous lui rendaient témoignage ; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : 'Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !' »  Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. » A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

 

 

 

 

 

 

 


 

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