![]() |
Passioniste ... Passion - aimant |
![]() |
|||
|
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
|||||
| accueil | saints et saintes | prières | enseignements | liens divers | nouvelles passionistes |
| Janvier |
Saint Dominique
SAVIO
"Dominique est la
plus délicieuse figure de la geste de don Bosco" (Daniel-Rops). C'est le
deuxième enfant d'une famille qui devait en compter dix. Domenico naît
en 1842 à Riva presso di Chieri, à une vingtaine de km à l'est de Turin.
Sa famille est pauvre, ce qui oblige son père à exercer à tour de rôle
les métiers de forgeron ou de paysan suivant les nécessités et à changer
plusieurs fois de lieu d'habitation. Deux ans après la naissance de
Dominique, ses parents retournent dans leur pays d'origine, le hameau de
Murialdo, village natal de Don Bosco. Dès l'âge de cinq ans, Dominique
suit la messe quotidiennement et lorsque, parfois l'église n'est pas
encore ouverte, il s'agenouille à la porte et prie, quel que soit le
temps. Le curé raconte: "Encore très jeune et de petite taille, il ne
pouvait transporter le missel; c'était curieux de le voir s'approcher de
l'autel, se hausser sur la pointe des pieds, tendre les bras tant qu'il
pouvait, faire tout son possible pour atteindre le porte-missel. Si le
prêtre ou quelqu'un d'autre voulait lui faire un plaisir immense, il
devait, non pas transporter le missel, mais le lui rapprocher
suffisamment, et alors, tout joyeux, il le portait de l'autre côté de
l'autel." Il n'est pas étourdi et dissipé comme les garçons de son âge.
Très pieux, on n'a pas besoin de lui rappeler ses prières. C'est plutôt
lui qui les rappelle à ses parents quand, pressés par la tâche, ils les
oublient.
Bien qu'à l'époque
on ne fasse la première communion qu'à 11 ou 12 ans, Dominique est si
avancé qu'on lui permet de la faire à 7 ans. Il s'y prépare avec joie,
et demande pardon à ses parents pour les peines qu'il leur a causées
(!), car en fait il ne leur procurait que des joies. Conscient de ce à
quoi il s'engage, il écrit ceci: "Résolutions prises par moi, Dominique
Savio, en 1849, quand j'ai fait ma première communion à 7 ans: 1) Je me
confesserai très souvent et je communierai toutes les fois que mon
confesseur me le permettra. 2) Je veux sanctifier les jours de fête. 3)
Mes amis seront Jésus et Marie. 4) La mort mais pas de péchés. " Ces
résolutions, souvent répétées, orientent toute sa vie. Et don Bosco de
conclure par cette réflexion: "Soyons persuadés qu'une première
communion bien faite constitue un solide fondement moral pour toute la
vie; et il est rare de trouver quelqu'un qui ait bien accompli ce devoir
solennel qui n'ait pas mené ensuite une vie bonne et vertueuse. Au
contraire, on compte par milliers les jeunes gens pervertis, qui
désolent leur parents et ceux qui s'occupent d'eux; cherchez la racine
du mal, vous verrez que le début de leur mauvaise conduite coïncide avec
une première communion peu ou aucunement préparée. Il vaut mieux la
renvoyer à plus tard ou même ne pas la faire du tout que de la mal
faire."
Dominique
travaille très bien et il aimerait continuer son instruction mais sa
famille est pauvre et la seule école valable, celle de Castelnuovo, est
éloignée. Sa ténacité vainc tous les obstacles: il fera 4 fois par jour
le chemin qui le mène à cette école, soit en tout 17 ou 18 km, sans se
plaindre de la fatigue et des intempéries, ou craindre la marche en
solitaire, car il se sait protégé par son Ange gardien, et Dieu, dit-il,
est "un patron qui paie bien". Ces marches quotidiennes ne durent que
quelques mois, car en octobre 1852, ses parents viennent s'établir à
Mondonio et là se trouve une bonne école. Dominique est un élève
excellent et sa conduite est irréprochable. Mais un jour une grosse
bêtise est commise – on a bourré le poêle de la classe avec de la neige
et des cailloux – et dans la peur d'être renvoyés, les coupables
prennent les devants et accusent Dominique. Celui-ci accepte les
reproches du professeur sans rien dire. Il expliquera plus tard:
"L'autre, déjà coupable de plusieurs sottises, aurait peut-être été
chassé de l'école. Pour moi j'espérais être pardonné puisque c'était la
première faute dont j'étais accusé à l'école et puis je pensais à notre
Dieu Sauveur qui fut injustement calomnié." Dominique fuit les occasions
de péché, refusant, par exemple, d'aller à la baignade, parce que c'est
défendu, que plusieurs s'y sont noyés et que, surtout, beaucoup s'y sont
laissés entraîner au péché.
Don Bosco passant
dans la région en octobre 1854 avec un certain nombre de ses garçons, on
lui parle de Dominique Savio avec éloges et ce dernier vient le voir,
accompagné de son père. Après un bref examen, don Bosco accepte son
admission sans délai au vu de ses qualités tant intellectuelles que
spirituelles. Il est "stupéfait de découvrir l'œuvre que la grâce divine
avait déjà accomplie en un garçon si jeune." Dominique se rend donc à
Turin avec son père, à la maison de l'Oratoire. Arrivé dans la chambre
de don Bosco, son regard s'arrête sur un carton où sont écrits en gros
caractères les mots suivants familiers à Saint François de Sales: "Da
mihi animas, cœtera tolle" (Gn 14,21), ce qu'on traduit au sens
spirituel par "Donne-moi des âmes, prends tout le reste". Don Bosco en a
fait sa devise. Elle deviendra aussi celle de Dominique.
C'est un régal pour lui d'écouter les
sermons, car il est convaincu que la Parole de Dieu est le guide de
l'homme sur le chemin du ciel; aussi toutes les leçons pratiques qu'il
entend dans les sermons se gravent en lui et il ne les oublie plus.
Instructions et catéchismes, si longs qu'ils fussent, sont toujours un
plaisir pour lui. La fête de l'Immaculée Conception du 8 décembre 1854
est l'occasion pour lui de faire un grand pas dans la vie spirituelle.
C'est le jour de la proclamation du dogme de l'Immaculé Conception par
le bienheureux Pape Pie IX. Le soir de ce grand jour, Dominique se
consacre à la Sainte Vierge et renouvelle les promesses faites à sa
première communion, puis répète textuellement à plusieurs reprises les
phrases suivantes: "Marie je vous donne mon cœur; faites qu'il soit
toujours vôtre. Jésus et Marie, soyez toujours mes amis, mais de grâce,
faites-moi mourir plutôt que d'avoir le malheur de commettre un seul
péché." Dès lors sa vie en paraît tellement transformée qu'à partir de
ce jour, don Bosco se met à noter ses faits et gestes pour ne pas les
oublier. Dominique est un bon camarade, toujours joyeux, pur, serviable,
fervent pour l'apostolat, héroïque parfois comme lorsqu'il s'interpose
entre deux camarades plus âgés que lui qui veulent se battre à coups de
pierres.
La dernière étape
de sa vie est encore mariale. (C'est la dévotion à Marie qui fera sa
gloire dans le ciel, comme il le révèlera après sa mort à don Bosco en
lui apparaissant dans un songe.) Donc le 8 juin 1856 – il avait encore 9
mois à vivre – il fonde avec un groupe d'amis la Compagnie de
l'Immaculée. Le but de cette compagnie est d'assurer à ses membres la
protection de la Sainte Mère de Dieu pendant leur vie et surtout à
l'heure de la mort.
Dominique est
dévoré de zèle et cela n'est pas sans influer sur sa santé.
Consciencieusement, don Bosco le fait examiner par plusieurs médecins.
"Tous, dit-il, admirent sa jovialité, sa présence d'esprit et le bon
sens de ses réponses. L'un de ces médecins, le docteur François Vallavri,
d'heureuse mémoire, dit plein d'admiration: - Quelle perle, cet enfant!
– Mais d'où vient le mal qui l'affaiblit régulièrement d'un jour à
l'autre? demande don Boso. – Sa complexion chétive, son intelligence
précoce, sa tension d'esprit continuelle sont comme des limes qui lui
rongent insensiblement les forces vitales." Dominique doit donc quitter
l'Oratoire et rentrer chez lui. Il est navré car il sait, malgré ce que
lui dit don Bosco, qu'il ne reviendra plus. Le médecin de son pays croit
bien faire en le soumettant à un remède très prisé à l'époque: la
saignée. Dominique en subit 10 en 4 jours, avec un courage au-dessus de
son âge. Le médecin est très satisfait du résultat; apparemment en effet
il va mieux, mais Dominique ne se fait pas d'illusion et il demande le
Viatique. Peu après, alors que le médecin et son entourage le croient
hors de danger, il demande le Sacrement des malades et on lui donne en
même temps la 'bénédiction papale'. Il en éprouve une grande joie. "Deo
gratias et semper Deo gratias!" dit-il. C'est le 9 mars, 4e
jour de sa maladie, le dernier de sa vie. Le soir, son curé vient le
voir. Il se réveille et d'une voix claire et joyeuse, il dit en présence
de ses parents: "Adieu, mon cher papa, adieu! Monsieur le Curé voulait
encore me dire autre chose, et je n'arrive plus à me le rappeler....Oh!
que c'est beau ce que je vois..." A ces mots et toujours en souriant, le
visage lumineux, il expire les mains jointes et croisées sur la
poitrine, sans le moindre mouvement.
Telle fut la vie
d'un saint. Elle fut écrite pas un autre saint, don Bosco, lequel ne
pouvait évoquer son souvenir sans pleurer. Saint Dominique Savio,
canonisé en 1954, est le plus jeune des confesseurs non-martyrs
canonisés (il n'avait pas encore tout à fait 15 ans). Mais depuis cette
'limite d'âge' a été considérablement reculée avec la béatification des
enfants de Fatima, la petite Jacinta n'ayant pas encore atteint ses 10
ans. En instaurant la communion pour les enfants, Pie X disait: "Il y
aura des saints parmi les enfants" et Jean Paul II a rajouté: "et des
apôtres". http://nouvl.evangelisation.free.fr/dominique_savio.htm
|
||||