![]() |
Passioniste ... Passion - aimant |
![]() |
|||
|
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
|||||
| page accueil | saints et saintes | prières | enseignements | liens divers | nouvelles passionistes |
| Janvier |
Quand il
fut rétabli, il songea à bâtir un nouveau monastère; il passa en
Angleterre et, grâce aux libéralités du roi Sigebert, souverain de l'Est
Anglie, il fonda Cnobbetsburg (plus tard appelé Burg-Castle, dans le
comté de Suffolk). Laissant le gouvernement de cette maison à Foillan,
son frère, il se retira au désert avec son autre frère Ultan pour s'y
adonner à la contemplation et à la pénitence. Troublés dans cette
retraite par le turbulent Penda, roi de Mercie, ils passèrent en France
dans le dessein d'aller jusqu'à Rome. Des miracles accomplis par Fursy
attirèrent sur lui l'attention d'Erchinoald, maire du palais sous Clovis
2; Erchinoald conduisit d'abord Fursy à son château de Péronne et lui
demanda de baptiser son fils; ensuite il le pria de choisir un de ses
domaines pour y bâtir un monastère; le choix de Fursy se fixa sur Lagny-en-Brie,
dans le voisinage de Chelles, au diocèse de Paris (vers 644).
Grâce
aux saints exemples de Fursy et aux sages règlements qu'il lui donna,
l'abbaye de Lagny, enrichie des libéralités d'Erchinoald, de Clovis 2 et
de la reine Bathilde, devint en peu de temps un modèle de perfection
religieuse pour tous les autres monastères de France. Les soins de Fursy
pour y former de saints moines ne l'empêchèrent pas de songer aux
Églises qu'il avait autrefois évangélisées. Il se préparait à les
visiter pour affermir le bien accompli, puis à revoir ses frères restés
en Angleterre, quand, arrivé à Mézerolles, bourgade du Ponthieu, il
tomba malade. Le gouverneur de Picardie, Haymon, avait voulu le retenir
en cet endroit lorsqu'il était venu d'Angleterre, et Fursy lui avait
promis qu'il l'avertirait du moment de son décès. Haymon fut en effet
prévenu par une apparition, et il vint en toute hâte à Mézerolles, où le
saint abbé expira effectivement le 16 janvier, vers 648, après une
maladie de quelques jours.
Une
contestation s'éleva entre Haynuon et Erchinoald au sujet des restes du
saint abbé. Erchinoald consentit à ce qu'on appelait alors le jugement
de Dieu. Le corps fut mis sur un chariot attelé de 2 taureaux indomptés;
on convint qu'il appartiendrait à celui sur les domaines duquel le
chariot s'arrêterait. Sur le parcours, il y eut de nombreux miracles de
guérison : aveugles, paralytiques, etc. Le chariot arriva sans encombre
à Péronne; dans l'église de Saint-Pierre, en construction, le corps fut
déposé pour être placé derrière le grand autel,
Saint
Fursy est le patron de Péronne, de Lagny-sur-Marne, de 7 églises dans le
diocèse d'Amiens. On a compté plusieurs translations de ses reliques;
outre celle de 654 pour la reposition du corps dans l'église achevée, il
y eut celle du 17 septembre en 1256, en présence de saint Louis; celle
du 13 septembre 1641, où un fragment du chef fut donné à l'abbaye
bénédictine de Lagny. En 1793, des ossements échappèrent à la
profanation, et l'on en fit une reconnaissance solennelle en 1853.
Merci à Jean Michel Dossogne pour le partage de ce texte
|
||||