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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
Sainte Geneviève TORRES MORALES
« Sainte Genoveva
Torres fut un instrument de la tendresse de Dieu à l’égard des personnes
seules et en quête d’amour. » (Jean-Paul II)
Genoveva
(Geneviève) Torres Morales naît en 1870 à Almenara en Espagne
(Castille). Elle se retrouve orpheline de père et de mère à l’âge de
huit ans. Elle doit s’occuper de son frère, exigeant et taciturne. Du
coup, elle s’habitue elle-même à la vie retirée. A treize ans, on doit
l’amputer, sans anesthésie, de la jambe gauche. S’ensuivront des
séquelles de souffrance et de maladies et elle marchera avec des
béquilles jusqu’à la fin de sa vie. De 1885 à 1894, elle est
hospitalisée à la ‘Maison de la Miséricorde’ de Valence tenue par les
Carmélites de la Charité. Elle y complète sa formation culturelle et
spirituelle. Elle essaie d’entrer dans cette Congrégation mais elle
n’est pas acceptée pour raison de santé.
En 1894, à 24 ans,
elle fonde avec deux amies la ‘Société Angélique’. Elles sont pauvres et
mènent une vie de prière (adoration nocturne), de solitude et de
charité. « Le trait caractéristique qui donne son élan à la spiritualité
(de Geneviève) est l’adoration réparatrice de l’Eucharistie à partir de
laquelle elle accomplira son apostolat. » (Jean-Paul II) Elle a une
grande dévotion à la Vierge Marie, s’exprimant en particulier par le
Rosaire. En 1911, son directeur lui suggère de fonder une nouvelle
Communauté religieuse pour aider beaucoup de femmes pauvres,
impuissantes face aux difficultés de la vie. Geneviève y pensait depuis
longtemps. Une première communauté est établie à Valence ; l’œuvre
connaît une rapide extension dans d’autres régions de l’Espagne, la
Maison mère étant à Saragosse. La Mère Geneviève accomplit un apostolat
plein d’humilité et de simplicité, d’abnégation et de charité.
En 1953, la
congrégation reçoit l’approbation pontificale sous le nom de « Sœurs du
Sacré-Cœur de Jésus et des Saints Anges ». Absorbée par le souci de ses
fondations, la Mère souffre de ne pouvoir se livrer à sa chère solitude.
Elle meurt à Saragosse en 1956. La population commence à l’invoquer sous
le nom : ‘Ange de la solitude’.
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