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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Apparitions
de la Vierge Marie au Mexique Notre Dame de Guadalupe [Guadalupe veut dire en langue aztèque celle qui écrase le serpent]
En 1521, La capitale de la civilisation Aztèque tombe sous les forces armées de Cortez. Moins de 20 ans plus tard, neuf millions d’habitants qui avaient professé pendant des siècles une religion polythéiste et prônant des sacrifices humains les plus cruels, sont convertis au christianisme. Chaque année les Aztèques offraient au moins 20.000 hommes, femmes et enfants en sacrifice humain à leurs dieux féroces et assoiffés de sang. En 1487, durant une longue cérémonie qui dura 4 jours lors de la consécration d’un nouveau temple à Tenochtitlan, quelque 80.000 captifs furent tués en sacrifice humain.
Qu’est-ce
qui s’est passé en ces temps-là pour qu’il y ait une conversion aussi
incroyable et sans précédent historique ? Chaque année, une foule,
estimée à dix millions de personnes, la visite, faisant de l’église de la
Cité de Mexico, le sanctuaire catholique le plus populaire dans le monde après
le Vatican. Récit des Apparitions de la Vierge Marie Tout récit sur les
apparitions de Notre Dame de Guadalupe est inspiré du Nican Mopohua, ou Huei
Tlamahuitzoltica, écrit en Hahuatl, la langue Aztèque, par l’écrivain
Indien Antonio Valeriano autour de la moitié du XVIe siècle.
Dix ans après la prise de Mexico, la guerre prit fin et la paix régna parmi le peuple; de cette façon la foi commença à éclore, le discernement du vrai Dieu pour qui nous vivons. En ce temps là, en l’année quinze cent trente et un, dans les premiers jours du mois de décembre, vivait un pauvre Indien appelé Juan Diego, connu comme étant un natif de Cuautitlan. A certains égards, il appartenait spirituellement à Tlatilolco. PREMIERE APPARITION Un samedi, tout juste avant
l’aube, il était en route pour le culte divin et pour ses propres affaires.
Lorsqu’il arriva au pied de la colline connu sous le nom de Tepeyacac, le jour
parut et il entendit chanter sur la colline, comme un chant de différents beaux
oiseaux. Juan Diego s’arrêta pour
voir et se dit à lui-même “Par chance, suis-je digne de ce que j’entends?
Peut-être suis-je en train de rêver? Suis-je réveillé? Où suis-je? Peux-être
suis-je dans ce paradis terrestre dont nous parlaient nos ancêtres? Peut-être
suis-je maintenant au ciel?” Il s’aventura alors vers l'endroit où on l’appelait. Il n’était pas le moindrement effrayé; au contraire, il jubilait. Il grimpa alors la colline pour voir d’où on l’appelait. Quand il atteignit le sommet il vit une Dame qui s’y tenait debout et qui lui dit de s’avancer. S’approchant d’elle, il s’émerveilla de sa grandeur surhumaine; ses vêtements brillaient comme le soleil; la falaise sur laquelle reposaient ses pieds étincelait de lumière comme entourée d’un bracelet de pierres précieuses, et la terre resplendissait comme un arc en ciel. Les mezquites, nopales et autres mauvaises herbes qui poussent à cet endroit, paraissaient comme des émeraudes, leurs feuillages comme des turquoises, leurs branches et leurs épines brillaient comme de l’or. Il s’inclina devant elle et entendit sa parole, douce et courtoise, comme quelqu’un qui vous charme et vous enchante profondément. Elle lui dit : “Juanito,
le plus humble de mes fils, où vas-tu?” Elle lui parla alors ainsi: J’aimerais qu’une église
soit érigée ici, rapidement, Afin d’accomplir ce qu’exige ma clémence , va au palais de l’évêque de Mexico et tu lui diras que je manifeste un grand désir qu’ici, sur cette plaine, une église soit construite en mon honneur; tu lui raconteras dans les moindres détails tout ce que tu as vu et admiré et ce que tu as entendu. Sois assuré que je te serai extrêmement reconnaissante et que je te récompenserai, parce que je te rendrai heureux et digne de récompense pour les efforts et la fatigue que tu vas endurer pour cette mission. Voilà, tu as entendu mes instructions, mon humble fils, va et fais tous tes efforts.” A cet instant, il s’inclina
devant elle et dit “ Madame, Je vais obéir à tes instructions; maintenant je
dois te quitter, moi, ton humble serviteur. DEUXIEME APPARITION Ayant pénétré dans la ville,il se rendit directement et sans délais, au palais épiscopal ou venait d’être nommé un nouveau prélat, le Père Juan de Zumarraga, un Religieux Franciscain. A son arrivée, il essaya de le voir; il plaida auprès des serviteurs afin qu’ils annoncent sa visite, et après une longue attente il fut informé que l’évêque avait ordonné de le faire entrer. En entrant, il s’inclina et s’agenouillant devant l’évêque il lui transmit le message de la Dame du ciel. Il lui raconta aussi tout ce qu’il avait admiré, vu et entendu. Après avoir écouté son bavardage et son message l’évêque trouva cela incroyable; il lui dit alors:” Tu repartiras, mon fils et je t’écouterai à mon gré. Je reprendrai tout depuis le début et réfléchirai sur les voeux et les désirs pour lesquels tu es venu.” Il s’en alla et paraissait triste car le message n’avait pas été accompli sous toutes ses formes. Il rentra le même jour. Il
revint directement au haut de la colline et rencontra la Dame du ciel qui
l’attendait à la même place où il l’avait vue la première fois. J’ai parfaitement compris de par la façon dont il m’a répondu qu’il pensait que ton désir d’avoir une église qui te soit consacrée est une invention de ma part, et que ce n’est pas ton ordre, aussi je te supplie fortement, Madame, de confier l’accomplissement de ton message à quelqu’un d’important , de connu qui inspire le respect et l’estime, afin qu’on le croie; parce que je ne suis rien, je suis une petite ficelle, une minuscule échelle, une queue, une feuille et toi, mon Enfant la plus petite de mes enfants, ma Dame, tu m’as envoyé à une place que je ne fréquente jamais ni ne m’y repose. Je t’en prie , pardonne moi ce grand désagrément et ne sois pas irritée, Madame. La Vierge Marie répondit: Juan Diego répondit: TROISIEME APPARITION Le jour suivant, il quitta la
maison avant l’aube, et prit le chemin de Tlatilolco, afin d’être instruit
des choses divines et d’être présent à l’appel, après quoi il irait voir
le prélat. L’évêque, afin de se rassurer, lui posa beaucoup de questions, lui demandant où il l’avait vue et comment elle était. Il décrivit le tout à la perfection à l’évêque. Malgré les explications précises de son apparence et de tout ce qu’il avait vu et admiré, qui en soi indiquait qu’elle était la toujours-vierge Sainte Mère du Sauveur, Notre Seigneur Jésus-Christ, il ne lui accorda néanmoins aucun crédit lui disant que pour sa requête il lui fallait faire ce qui lui était demandé mais de plus qu’un signe était nécessaire afin qu’il puisse croire qu’il était vraiment envoyé par une Dame du ciel. Juan Diego dit alors à l’évêque
“Monseigneur,écoutez! Quel doit être le signe que vous demandez? Car
j’irai le demander à la Dame du ciel qui m’a envoyé vers vous.” Ceux qui le suivirent le
perdirent de vue alors qu’ils traversaient la ravine près du pont de Tepeyac.
Ils cherchèrent partout mais ne purent le retrouver. Ils revinrent donc non
seulement parce qu’ils étaient fatigués mais aussi parce que leurs desseins
avaient été déjoués, et cela les avait mis en colère. Et c’est ce
qu’ils racontèrent à l’évêque. Pour l’influencer afin qu’il ne crut
pas en Juan Diego, ils dirent à l’évêque que Juan Diego le trompait et
inventait ce qu’il racontait ou qu’il avait seulement rêvé ce qu’il
racontait et demandait. Entre temps, Juan Diego était
avec la Bienheureuse Vierge lui rapportant la réponse de Monseigneur l’évêque. QUATRIEME APPARITION C’est le jour suivant, un lundi, que Juan Diego devait porter un signe pour qu’on le croie, mais il n’y revint pas parce que, en rentrant chez lui, son oncle, Juan Bernardo, était tombé malade et son état était grave. Il appela d’abord un docteur qui l’aida mais c'était trop tard, son état empirait. A la tombée de la nuit son oncle lui demanda d’aller à l’aube à Tlatilolco et de ramener un prêtre pour le préparer et entendre sa confession car il était certain qu’il allait mourir et qu’il ne se lèverait plus ni ne guérirait. Le mardi, avant l’aube,
Juan Diego partit de sa maison pour Tlatilolco pour ramener un prêtre et comme
il s’approchait de la route qui rejoint la pente qui mène au sommet de la
colline de Tepeyac, vers l’ouest, et où il avait l’habitude de traverser la
route, il fit donc le tour de la
colline afin qu’il ne puisse être vu par elle qui voit bien partout. “Qu’y a-t-il, le moindre de mes fils? Où vas-tu?” Etait-il affligé ou honteux
ou effrayé? Il s’inclina devant elle. Après avoir écouté les paroles de Juan Diego, la Très Sainte Vierge répondit: ”Ecoute moi et comprends
bien, le moindre de mes fils, Et à ce moment son oncle fut
guéri comme il devait l’apprendre par la suite. Elle lui dit: "Grimpe, ô le
moindre de mes fils , jusqu’au haut de la colline; Juan Diego grimpa sur la
colline immédiatement, et comme il atteignait le sommet il fut stupéfait; de
voir qu’une telle variété de merveilleux rosiers de Castille étaient en
floraison bien avant la saison où les roses devraient bourgeonner car hors de
saison elles gèleraient. Elles étaient parfumées et recouvertes des gouttes
de rosée de la nuit qui ressemblaient à des perles précieuses. Le haut de la colline n’était pas une place où pourrait fleurir n’importe quelle fleur car il y avait beaucoup de rochers, de ronces, d’épines, de nopales et de mezquites. Occasionnellement de l’herbe poussait mais c’était au mois de décembre quand la végétation n’était pas gelée.
Il descendit la colline immédiatement et porta les différentes roses qu’il avait cueillies à la Dame du ciel qui, en les voyant les prit entre ses mains et les plaça à nouveau dans son tilma, lui disant : "ô toi, le moindre
de mes fils , cette variété de roses est une preuve et un signe que tu
porteras à l’évêque. Après les conseils de la
Dame du ciel, il prit le chemin qui mène directement à Mexico, heureux et sûr
du succès, portant avec beaucoup de précaution le contenu de son tilma afin
que rien ne s’échappe de ses mains et s’enivrant du parfum de cette variété
de belles fleurs. LE MIRACLE DE L’IMAGE NON FAITE PAR L'HOMME Quand il arriva au palais épiscopal,
le majordome vint à sa rencontre ainsi que d’autres serviteurs du prélat ..
Il les supplia de dire à l’évêque qu’il voulait le voir, mais personne ne
voulait le faire, ils faisaient semblant de ne pas l’entendre, probablement
parce qu’il était trop tôt ou parce qu’ils le connaissaient comme étant
un importun et qu’il les harcelait; de plus, leurs collègues leur avaient
raconté qu’ils l’avaient perdu de vue quand ils l’avaient suivi. Juan Diego voyant qu’il ne
pouvait cacher ce qu’il portait et sachant qu’il serait molesté, bousculé,
lacéré, ouvrit un peu son tilma là où se trouvaient les fleurs. En voyant
cette variété de roses de Castille hors saison, ils furent complètement stupéfaits
parce qu’elles étaient si fraîches, en pleine floraison, si parfumées et si
belles. Ils essayèrent de s’en emparer et de tirer quelques unes mais ne réussirent
à aucune des trois fois qu'ils osèrent le faire. Ils allèrent alors dire à l’évêque ce qu’ils avaient vu l’informant que l’ Indien qui était venu à plusieurs reprises voulait le voir et qu’il avait sûrement une raison pour l’avoir attendu avec anxiété si longtemps et être si désireux de le voir. En entendant cela l’évêque comprit qu’il avait apporté la preuve pour confirmer ses dires afin qu’il se conformât à la requête de l’Indien. Il ordonna de le faire entrer immédiatement. Dès son entrée Juan Diego
s’agenouilla devant lui comme à l’accoutumée et raconta à nouveau ce
qu’il avait vu et admiré ainsi que le message. ” Monseigneur, j’ai fait ce que tu as commandé, je suis allé dire à mon Ama, ma Dame du ciel, Sainte Marie, précieuse Mère de Dieu que tu as demandé un signe et une preuve afin que tu puisses croire qu’il faut construire une église là où elle l’a demandé; je lui ai aussi dit que je t’avais donné ma parole que je rapporterais un signe et une preuve de son désir comme tu l’as demandé. Elle se montra condescendante et agréa à ta requête . Tôt ce matin elle m’a envoyé te voir à nouveau; je lui demandais une fois encore le signe afin que tu puisses me croire et elle me dit qu’elle me le donnerait et elle s’y conforma. Elle m’envoya au haut de la
colline, là où j’avais l’habitude de la voir, pour cueillir une variété
de roses de Castille. Après les avoir cueillies je les lui ai portées, elle
les a prises de sa main et les a placées dans mon vêtement afin que je te les
porte et te les donne en personne. Il déplia son vêtement blanc où il avait mis les fleurs et quand toutes les différentes variétés de roses de Castille tombèrent à terre apparut soudain le dessin de la précieuse Image de la toujours vierge Sainte Marie, Mère de Dieu, comme on la voit aujourd’hui dans l’église de Tepeyac, nommé Guadalupe. Quand l’évêque vit l’image, lui et tous ceux présents tombèrent à genoux. On l’admira beaucoup. Ils se levèrent pour la voir, ils tremblèrent et, avec tristesse, ils démontrèrent qu’ils la contemplaient avec leur coeur et leur esprit. L’évêque, avec des larmes de tristesse, pria et implora son pardon pour n’avoir pas accompli son voeu et sa requête. Quand il se releva, il détacha du cou de Juan Diego le vêtement sur lequel apparaissait l’Image de la Dame du ciel. Il le prit et le plaça dans sa chapelle. Juan Diego demeura un jour supplémentaire à l’évêché à la requête de l’évêque. Le jour suivant l’évêque
lui dit:
APPARITION A JUAN BERNARDINO Après que Juan Diego eut
montré l’endroit où la dame du ciel voulait que son église soit construite,
il demanda la permission de prendre congé. Il voulait rentrer chez lui pour
voir son oncle Juan Bernardino qui était gravement malade quand il l’avait
quitté pour aller à Tlatilolco appeler un prêtre afin d’entendre sa
confession et lui donner l’absolution. Comme ils arrivèrent, ils virent que son oncle était heureux et en bonne santé. Il était très stupéfait de voir son neveu ainsi accompagné et honoré, et demandait la raison d’un tel honneur. Son neveu répondit que lorsqu’il partit chercher le prêtre pour entendre sa confession et lui donner l’absolution, la Dame du ciel lui apparut à Tepeyac lui disant de ne pas être triste, que son oncle allait bien, ce qui l’a consolé . Elle l’a envoyé à Mexico voir l’évêque afin que ce dernier lui construise une maison à Tepeyac. L’oncle témoigna de ce que
c’était vrai qu’à cette occasion il fut guéri et qu’il l’avait vue
de la même manière que son neveu, apprenant d’Elle qu’elle l’avait envoyé
à Mexico pour voir l’évêque. La Dame lui dit aussi que, lorsqu’il irait
voir l’évêque, il devrait lui révéler ce qu’il avait vu et lui expliquer
de quelle façon Elle l’avait guéri miraculeusement et qu’Elle voulait être
appelée La toujours vierge Sainte Marie de Guadalupe et que son image bénie
soit aussi ainsi connue Juan Bernardino fut conduit
en la présence de l’évêque afin qu’il l’en informe et lui donne un témoignage;
son neveu et lui furent les invités de l’évêque chez lui jusqu’à ce que
l’église consacrée à la Reine de Tepeyac soit construite là où Juan Diego
l’avait vue. La cité tout entière était sous le coup d’une grande émotion. Tous vinrent la voir , admirer l’image pieuse et prier. Ils s’émerveillèrent de son apparition dans ce divin miracle car aucune personne humaine de ce monde n’avait peint cette image précieuse.
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