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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
SAINT GUENAEL, ABBÉ DE LANDEVENEC (518)
En breton son nom signifie "ange blanc" Guenaël était fils de Romelius ou Gomelius, seigneur de la Cornouailles Armoricaine, et de Létice, distingués tous 2 par leur piété. Ils prirent un soin particulier de l'éducation de leur enfant, et s'efforcèrent surtout de lui inculquer l'amour et la crainte du Seigneur. Guenaël joignait à la beauté du corps les talents de l'esprit et les charmes de la douceur et de la vertu. Ayant un jour rencontré saint Guénolé, abbé du monastère de Landevenec, il lui demanda et obtint de le suivre dans son monastère, où le saint abbé lui donna l'habit monastique et prit un soin tout particulier de l'instruire et de le former à la pratique de la vertu. La ferveur du jeune novice ne fit que s'accroître de jour en jour, et surpassa, dans toutes les pratiques la vie monastique, les plus parfaits et les plus fidèles moines de la communauté. L'amour de la pureté lui suggéra une pratique singulière aux yeux des gens d'aujourd'hui, affaiblis dans la Foi et dans la vie Chrétienne, mais c'était une pratique coutumière des grands ascètes dans l'Eglise Celtique d'alors. Lorsque les frères étaient endormis, il allait se plonger dans l'eau, pendant les plus froides nuits de l'année, et y demeurait jusqu'à ce qu'il eût récité les 7 Psaumes de la pénitence. Après la mort de saint Guénolé, qui l'avait choisi pour son successeur, il fut nommé abbé; il chercha à détourner de lui ce fardeau en alléguant sa jeunesse, son peu d'expérience et son incapacité; mais personne ne l'en crut, et il se vit, malgré toute sa résistance, à la tête de la communauté. Son humilité profonde ne lui fit jamais envisager cette dignité aux yeux du monde que comme ce qu'elle était en réalité, à savoir la lourde charge d'âmes sous le regard de Dieu, Unique Berger du troupeau. Cette charge l'obligeait à devenir le serviteur de tous les autres, et il ne se considéra plus dès lors que comme une victime publique, prêtre à s'immoler à l'utilité de ses frères. Il exerça sa charge pendant 7 ans, après quoi il se rendit, accompagné de 11 de ses moines, en Hibernie, où il lutta contre des restants de superstition païenne dans certains lieux pas encore bien évangélisés, et aida à réformer plusieurs monastères et ermitages. Après quelques années de séjour en ce pays, il revint en Armorique. Ayant passé quelque temps dans son abbaye de Landevenec, où il se rendit l'exemple de tous par sa régularité, son obéissance et son humilité, il se retira dans une autre partie de la Cornouaille armoricaine, où il trouva un grand nombre de solitaires avec lesquels il voulut passer le reste de sa vie. En quittant ce pays, il alla dans le pays de Vannes, où, approchant le jour où il devrait rendre son âme à Dieu, il s'y prépara par la pratique continuelle de l'oraison, et ayant fait assembler ses disciples, il leur adressa une exhortation vive et pathétique sur l'observance ponctuelle de la Règle et sur la pratique fidèle de la vertu. A l'instante prière de ses disciples, il nomma, avant de mourir, son successeur, puis il rendit son âme à son Créateur, le 3 novembre, vers l'an 518. Encore son tombeau, et un autel qui porte son nom. En 966, ses reliques furent enlevées à la Bretagne, par crainte des Danois, portées à Paris dans l'église de Saint-Barthélémy, et déposées ensuite au château de Corbeil, où l'on bâtit une église en son honneur. Ces précieuses reliques étaient renfermées dans une châsse placée au-dessus du maître-autel de l'église qui portait le nom du Saint; mais elles ont été perdues pendant la Révolution, et l'église ne subsiste plus. On le représente faisant jaillir une source : c'est probablement pour rappeler qu'il fit cesser les superstitions païennes dans une partie du monde Celtique non christianisée, en détournant vers quelque pratique chrétienne l'ancien culte des sources. Il est le patron de Landevenec, Corbeil et de Vannes.
Merci à Jean Michel Dossogne pour le partage de ce texte |
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