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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
Saint Honorat,
Honorat, d'une famille consulaire fixée en Gaule,
vint au monde vers la fin du règne de Constance. Contre la volonté de
son père, il demanda le baptême des chrétiens et gagna au Christ Venance,
son frère aîné. Tous 2 désiraient se détacher entièrement du monde, mais
nencontraient des obstacles de la part de leur père, demeuré païen. A la
fin, ils décidèrent d'abandonner leur pays et d'aller se cacher au loin
dans quelque désert; pour ne rien faire qui pût être suspecté de
légèreté, ils emmenèrent avec eux un saint vieillard nommé Caprais (vers
le 1er juin), qui pût leur servir de guide et de maître, Ils
s'arrêtèrent un momnent à Marseille, où l'évêque Procule fit tous ses
efforts poun les attacher à son Église. Honorat fut un instant ébranlé,
mais, pour couper court, tous 3 s'embarquèrent pour
Ainsi se forma, sous la direction d'Honorat, à
Lérins, la compagnie de solitaires la plus illustre et la plus sainte
qu'on eût jamais vue en Occident; ce monastère fut, durant plusieurs
siècles, le séminaire des évêques de Provence, de France et d'Italie; on
en vit sortir saint Maxime de Hiez, saint Hilaire d'Arles, saint Loup de
Troyes, saint Eucher de Lyon, saint Jacques de Tarentaise, etc. Honorat,
qui avait voulu, en se retirant à Lérins, s'isoler du monde, s'ensevelir
dans la solitude, recevait des hôtes qui allaient ensuite publier ses
vertus, formait des disciples qui devenaient des apôtres; lui-même dut
exercer son zèle sur un plus vaste théâtre et dans une dignité plus
haute. A la mort de Patrocle en
L'épiscopat d'Honorat fut de courte durée. Il plut à
Dieu de l'appeler à lui par une lente diminution des forces corporelles,
résultat de ses grandes austérités. Honorat ne voulut nien relâcher de
ses travaux; les efforts qu'il fit pour prêcher encore dans son église
le jour de l'Épiphanie achevèrent de l'épuiser.
Dieu lui conserva jusqu'à la fin l'usage de la langue
dont il se servit pour exhorter et consoler lui-même ses visiteurs, Il
régla avec une présence d'esprit admirable les détails concernant son
Église et la conduite des particuliers, fit connaître qu'Hilaire, revenu
de Lérins pour l'assister, serait son successeur et, sans agitation,
sans agonie, passa de ce monde pour entrer dans la gloire des
bienheureux (16 janvier 429).
Au moment de sa mort, beaucoup de personnes virent
son âme entrer dans les choeurs des anges. Le corps fut porté à l'église
Saint-Geniès, selon les uns, au cimetière des Aliscamps, selon les
autres, pour être inhumé auprès de celui de saint Trophime. La chapelle
a été appelée dans la suite Notre-Dame-des-Champs ou
Notre-Dame-de-Grâce. Les historiens ont rapporté peu de miracles de
saint Honorat; Hilaire, son biographe, croit qu'il avait demandé à Dieu
de n'en point faine.
Vers la fin du XIVe siècle, en 1391, les reliques
d'Honorat ont été transférées dans l'île de Lérins, qui, depuis ce
temps, a porté son nom. L'anniversaire en était célébré le 20 janvier et
la principale fête était au 15 mai. En 1788, quand l'abbaye de Lérins
fut supprimée, les reliques d'Honorat furent partagées entre l'église de
Grasse qui l'a pour patron, celles d'Auribeau et de Cannes.
On a attribué à saint Honorat une règle écrite pour
ses moines; elle s'est perdue dans la suite des temps, surtout depuis
qu'on lui a substitué, en Occident, la règle de saint Benoît,
Merci à Jean Michel Dossogne pour le partage de ce texte
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