Fête du Sacré Cœur et
ouverture de l’année sacerdotale
Le saint curé d'Ars, Jean-Marie Vianney, est mort
le 4 août 1859, il y aura bientôt cent cinquante ans. Le Saint
Père a voulu marquer cet anniversaire par une année sacerdotale.
Il a également décidé qu'elle commencerait le 19 juin, solennité
du Sacré-Cœur.
Il y a là le désir évident de souligner le lien
qui doit exister entre Jésus et le prêtre. En effet, le Pape a
précisé que cette année serait célébrée « pour faire
comprendre toujours plus l'importance du rôle et de la mission
du prêtre dans l'Église et la société contemporaine ». Or,
pour le Pape, le prêtre, qui continue la mission de Jésus, doit
trouver son inspiration dans une union au Christ et une
imitation du style de vie du Christ.
Le cœur de Jésus, « doux et humble » (Mat.
11, 23), rempli d'amour pour son Père, mais qui « aima les
siens qui étaient dans le monde jusqu'à l'extrême » (Jean
13, 1) doit être une source de méditation et d'inspiration pour
le prêtre.
Le curé d'Ars est une figure difficilement
imitable, et pourtant sa foi, son dévouement total au bien des
fidèles désignent aux prêtres quelques-uns des traits qui
doivent les caractériser. Il rappelle aussi aux prêtres la
puissance de la grâce dont ils doivent rester les humbles
instruments. Notre diocèse n'a plus actuellement que 25 prêtres,
mais si l'on enlève ceux qui étudient ou travaillent hors du
diocèse et ceux qui sont en retraite (mais qui continuent à
rendre beaucoup de service), on tombe à moins de 20. Les
ordinations de cette année et de l'année prochaine n'apporteront
qu'une faible augmentation.
C'est bien pourquoi les prêtres doivent
s'efforcer de compenser leur faible nombre en donnant le
meilleur d'eux-mêmes et les fidèles doivent les aider à vivre
leur sacerdoce avec de plus en plus de profondeur.
+ HUBERT COPPENRATH
Archevêque de Papeete |