![]() |
Passioniste ... Passion - aimant |
![]() |
|||
|
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
|||||
| accueil | saints et saintes | prières | enseignements | liens divers | nouvelles passionistes |
| Janvier |
Bienheureux Joseph
BILCZEWSKI
Jozef (Joseph)
Bilczewski naît en 1860 à Wilamowice, près de Kety, à l'époque diocèse
de Cracovie, aujourd'hui de Bielesko-Zywiec (Ukraine). La région fait
alors partie de l'Autriche-Hongrie. Il est l'aîné d'une famille de
paysans comptant neuf enfants. Il fait ses classes élémentaires à
Wilamowice et à Kety, puis fréquente le lycée de Wadowice (ville natale
de Jean Paul II) où il obtient le baccalauréat en 1880. Il entre au
séminaire de Cracovie et il est ordonné prêtre en 1884. Dès les
premières années de son sacerdoce, il cultive une passion ardente pour
la vérité qui le conduit à faire, de la recherche théologique, une voie
originale pour traduire en comportements concrets le commandement de
l'amour envers Dieu. En même temps il témoigne d'un grand amour envers
le prochain. En 1886, il obtient un doctorat en théologie à l'université
de Vienne. Il poursuit ses études à Rome et à Paris où il se spécialise
dans la théologie dogmatique et l'archéologie chrétienne. En 1890 il
entre à l'université Jagellone de Cracovie et l'année suivante à celle
de Jean Casimir de Lviv: il est professeur de théologie dogmatique.
Doyen puis recteur de l'université (1900), il est l'auteur de nombreux
ouvrages d'archéologie et d'histoire de l'Église. Avec ses collègues
professeurs et ses étudiants, il cultive des rapports respectueux et
cordiaux et ceux-ci lui rendent en retour grande estime et affection.
Malgré son jeune âge, il acquiert une renommée de scientifique.
Ses capacités
extraordinaires d'esprit et de cœur poussent des gens influents à
demander à l'Empereur d'Autriche François-Joseph de le présenter au
Saint Père comme candidat au siège métropolitain de Lviv alors vacant.
Le Pape Léon XIII agrée favorablement cette requête et le nomme
Archevêque de rite latin de Lviv en 1900. Il propage la doctrine sociale
de l'Église, fonde des journaux et des revues, et soutient les
mouvements naissants de protection sociale des ouvriers. Au cours de ses
23 années de service pastoral éclate la grande guerre de 1914-18. Puis
c'est l'invasion bolchevique (1919-20) qui se déchaîne avec toute sa
furie contre l'Église catholique, et enfin la guerre polono-soviétique
(1920-21) dont l'Ukraine est l'un des enjeux. Entre 1918 et 1920,
l'Archidiocèse perd environ 120 prêtres. Période de grandes souffrances
où l'Évêque intervient souvent auprès des autorités pour défendre
Polonais, Ukrainiens ou Juifs. Il encourage les fidèles et secourt tous
les pauvres, sans distinction de race, de confession ou de rite. Il
apparaît vraiment comme "l'icône vivante du Bon Pasteur". Mais sa santé
déjà faible est minée par ces événements. Il meurt en 1923 et, comme il
l'avait demandé, on l'enterre au cimetière des indigents, lui qui, toute
sa vie, a marqué un amour de prédilection pour les pauvres.
Notons que Jean
Paul II, comme il le rappelle lui-même, est "dans la lignée de la
succession apostolique" du bienheureux: car il a été ordonné évêque par
Mgr Eugène Baziak, lui-même ordonné évêque par Mgr Twardowski, lequel
avait été ordonné par Mgr Bilczewski.
|
||||