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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime

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Bx Ladislas BATTHYÁNY STRATTMANN

László (Ladislas) BATTHYÁNY naît en 1870 à Dunakiliti dans une vielle famille hongroise. Il est le sixième de dix enfants. En 1876, sa famille s’établit à Kittsee (ou Kittsee Kopcseny) dans l’actuelle Autriche. Sa mère meurt à 39 ans alors qu’il n’a que 12 ans. Cette perte laisse des traces profondes dans l’âme de l’enfant. Il dit souvent : « Je deviendrai médecin et je soignerai les pauvres gratuitement. » Mais son père veut qu’il fasse des études en vue de gérer le patrimoine familial. Il s’inscrit donc à l’université d’agronomie de Vienne. Néanmoins, à partir de 1896, il entreprend des études de médecine dans la même université et il devient docteur en médecine en 1900. Entre temps il s’est marié, le 10 novembre 1898, avec la comtesse Marie-Thérèse Coreth, femme très pieuse ; ce mariage fut tout au long heureux et harmonieux.

En 1902 il fonde à Kittsee un hôpital privé de 25 lits où il travaille d’abord comme médecin généraliste, puis il se spécialise dans la chirurgie et ensuite surtout comme oculiste. Lorsque la guerre de 1914 éclate, pour faire face à l’afflux des soldats blessés, il porte à 120 lits la capacité de son hôpital. Après la mort de son oncle Ödön Batthyány–Strattmann, en 1915, il hérite du château de Körmend en Hongrie et il ajoute à son nom celui de Strattmann. En 1920 il déménage avec sa famille de Kittsee à Körmend et il aménage un hôpital ophtalmologique dans une aile du château. Il devient un spécialiste réputé pour les yeux en Hongrie et à l’étranger. Les pauvres affluent à Körmend. Comme prix de ses consultations, il leur demande de dire un Notre Père et parfois il leur donne une aide financière substantielle pour la suite. Avant ses opérations il prie avec ses malades ; lui-même se considère comme un instrument et il accueille ses réussites comme un don de Dieu. Lorsque les patients sortent de l’hôpital, il leur donne un livre rédigé par lui intitulé : « Ouvre les yeux et vois », contenant des conseils pour la vie spirituelle.

Ne recherchant ni l’argent ni le succès dans la carrière, Ladislas est un exemple vivant pour sa famille. Il a 13 enfants. Pour eux « il devient le meilleur témoin de la foi. » (Jean Paul II) Il tire sa force de l’Eucharistie à laquelle il participe quotidiennement avec toute sa famille. A l’issue de la messe, il donne à ses enfants une brève instruction catéchétique et chacun reçoit une bonne action à réaliser pour la journée. Le soir, après le chapelet quotidien, on examine la journée écoulée et l’œuvre assignée.

A l’âge de 60 ans Ladislas tombe malade d’une tumeur de la vésicule, ce qui lui vaut quatorze derniers mois de grandes souffrances. Du sanatorium Löw de Vienne, il écrit à sa fille Lilli : « Le bon Dieu m’a donné beaucoup de joie dans ma vie. Donc maintenant, à 60 ans, je dois aussi accueillir les temps difficiles avec gratitude. » Et à sa sœur il dit : « Je suis heureux. Je souffre atrocement, mais j’aime mes souffrances et je suis consolé de savoir que je les supporte pour le Christ. » Il meurt à Vienne en 1931 et on l’enterre dans la tombe familiale de Güssing (Autriche).

Aux pèlerins venus pour la béatification, le Pape disait : « Les souvenirs de ce nouveau bienheureux, qui est lié aussi bien au peuple hongrois qu’autrichien, de même que son témoignage, soulignent encore une fois combien sont importants, pour la paix et pour l’édification de la maison commune européenne, la sauvegarde et le souci des valeurs chrétiennes, dont il vécut. »

 

 

 


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