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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
Saint Léonard
MURIALDO
Leonardo Murialdo
naît à Turin en 1828 d'une famille aisée. Malgré son milieu social et sa
fine culture, sa passion le porte vers le peuple et spécialement les
plus pauvres. Il est un prêtre simple à la solide piété, à la bonne
doctrine et plein d'abnégation, comme le Piémont en forma tant à cette
époque, dans la ligne de S. Charles Borromée. Sur ce fond spirituel
vient se greffer une activité extérieure impressionnante. Il est un
pionnier dans l'éducation spécialisée des jeunes travailleurs, crée un
bureau catholique de placement pour les ouvriers en chômage, lance une
école technique et d'autres œuvres. Il fonde la "Congrégation religieuse
de S. Joseph", institut sacerdotal et laïque ayant "pour but d'éduquer
par la piété et l'instruction culturelle et technique les jeunes gens
pauvres, orphelins, abandonnés, ou ayant besoin de s'amender". Il veut
que la religion soit à la fois surnaturelle et humaine, sans dichotomie.
Il donne cette consigne: "Ajoutez à la vertu, la bonté, la douceur, la
patience, l'esprit d'amitié, le naturel, l'aisance, la joie". Il meurt à
Turin en 1900.
Le Collège
Artigianelli
(D'après le lettre de Jean Paul II pour le 100e anniversaire
de la mort du Père Murialdo – O.R. 2 mai 2000)
En octobre 1866,
le Père Léonardo Murialdo a 36 ans. Il revient à Turin après une longue
absence et l'Évêque lui confie immédiatement la direction du Collège
Artigianelli. Là il accepte les enfants pauvres que la providence lui
envoie, selon la devise qu'il se donne: "Pauvres et abandonnés, telles
sont les deux conditions essentielles pour qu'un jeune soit des nôtres."
En raison même de sa gratuité, son collège connaît parfois de graves
difficultés financières. Et la tentation existe d'accepter aussi des
enfants dont les parents peuvent payer. Lui-même, tenté de donner sa
démission, reste à son poste, attelé parfois à des tâches ingrates, et
tout cela pour l'amour de ses enfants: Il sait que sans lui ces petits
auraient été livrés à l'ignorance, au vice et à l'influence d'adultes
sans scrupules. Alors pour sauver son collège, il s'investit tout
entier, corps et biens. De ses 'artigianelli', il veut faire non
seulement des ouvriers intelligents et travailleurs (et non des 'pédants
prétentieux'), "mais avant tout des chrétiens sincères et francs". Il
les conquiert par sa douceur, s'occupant personnellement de ceux qui
connaissent de plus grandes difficultés. Aussi, les anciens
'artigianelli', devenus adultes, garderont de lui le souvenir "d'un père
affectueux, un véritable père, un père plein d'amour".
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