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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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Bienheureuse
Lidwine MENEGUZZI
Elisa Angela
(Élise Angèle) Meneguzzi naît en 1901 à Giarra près d’Abano Terme dans
la province de Padoue en Vénétie. Ses parents sont des paysans pauvres,
animés d’une foi profonde. Lidwine aime le catéchisme, et devient
elle-même catéchiste. A 14 ans, ses parents la placent comme servante
dans des familles ou des hôtels. Partout on apprécie son caractère doux
et complaisant. Son travail lui permet d’aider les siens.
Mais « la
dimension la plus vivante et la plus concrète qui transparaît de
l’existence de Sœur Liduina, est une âme profondément missionnaire »
(Jean Paul II). En 1926, elle entre dans la Congrégation des Sœurs de
Saint François de Sales (Salésiennes) qui ont leur Maison mère à Padoue
et devient Sœur Lidwine. Là, au pensionnat de Sainte Croix, elle remplit
avec amour toutes les tâches qu’on lui confie : infirmière, sacristine,
lingère. Par sa tendresse et sa patience, elle sait se faire aimer des
collégiennes qui l’adoptent pour amie et confidente.
En 1937 elle
réalise le grand rêve qu’elle porte dans son cœur : partir en pays de
mission pour apporter la foi et l’amour du Christ aux nombreux frères
qui ne le connaissent pas. Ses supérieures l’envoient en Éthiopie,
colonie récemment conquise par le régime de Mussolini en 1935-36. Elle
réside à Dire-Dawa, une ville cosmopolite, mosaïque de races et de
religions. Elle travaille à l’ ‘Hôpital civil Parini’ tenu par les
religieuses. Comme naguère au collège Sainte Croix, elle se fait toute à
tous et, à l’hôpital, tout le monde la connaît et l’aime ; on l’appelle
‘Ange de charité’ ou ‘l’ange blanc’. Les gens du pays la nomment ‘Sister
Gudda’, la grande sœur. Elle aime parler de la bonté de Dieu le Père, du
Christ, le seul sauveur et du bonheur du ciel. Elle s’occupe sans
distinction des catholiques, des coptes, des musulmans et des païens.
Les autochtones, presque tous musulmans sont fascinés par elle et en
conçoivent plus de sympathie pour la religion catholique. On l’appelle
‘flamme œcuménique’. Elle ne possède pas une grande culture théologique,
mais un grand élan intérieur alimenté par un contact profond avec Dieu.
Quand la guerre de
1939 éclate, l’hôpital civil devient hôpital militaire et quand les
bombes qui s’abattent sur la ville atteignent l’hôpital, il n’y a qu’un
seul cri dans toutes les bouches : « Au secours, Sœur Liduina ! » Elle
transporte les blessés en lieu sûr sans se soucier du danger. Elle
encourage les affligés, soigne les blessés et se penche sur les mourants
pour leur suggérer un acte de contrition. Munie de son inséparable fiole
d’eau bénite, elle baptise les enfants à l’article de la mort. Minée
elle-même par une maladie incurable (une tumeur) elle perd peu a peu ses
forces, mais pas sa charité ni sa paix. Elle se soumet finalement à une
opération chirurgicale qui sera suivie de complications inattendues. Un
médecin déclare : « Je n’ai jamais vu quelqu’un mourir avec une telle
joie et une telle béatitude. » Elle offre sa vie pour la paix dans le
monde et s’éteint en 1941, à 40 ans : vie brève mais intense. Les
soldats la réclamant comme faisant partie de leur famille, elle est
enterrée dans la partie du cimetière qui leur est réservée. Trente ans
plus tard, en 1961, elle est ramenée à Padoue où elle repose dans la
chapelle de la Maison mère.
« Sœur Lidwine
nous laisse un message chargé de joie et d’optimisme. Elle nous
encourage à aimer la vie de son premier bourgeon à son crépuscule
naturel et à respecter chaque personne humaine » (Jean Paul II).
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0595.htm |
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