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| Janvier |
Saint Malo, évêque
Né
en Angleterre ou dans le sud-ouest du Pays de Galles; mort le 15
novembre 621; Fête de sa translation au 11 juillet. Saint Malo aurait
été cousin des saints Samson (28 juillet) et Magloire (24 octobre). Bien
qu'étant encore un jeune homme, Malo fut envoyé en Irlande pour y être
formé à la vertu et aux humanités, et il a pu y avoir été disciple de
saint Brendan (16 mai). Après son ordination presbytérale, Malo fut élu
à l'épiscopat, mais il refusa la dignité, se retirant en Bretagne dont
il devint un des Apôtres.
Le port
de Saint-Malo tient son nom de ce Malo, qui servit et fit des fondations
depuis la presqu'île de l'estuaire de
Une
antique Vita, à présent perdue, fut la base pour 2 autres du 9ième
siècle. Ces 2 biographies plus tardives dépeignent un rude homme de
vérité, qui chantait les Psaumes d'une voix forte pendant qu'il
voyageait à travers la campagne à cheval. Souvent, on le trouva occupé à
"secouer la poussière de ses pieds", après s'être fait des ennemis,
autant que d'amis, dans un district.
5
siècles après sa mort, le paisible érudit Sigebert de Gembloux (B)
écrivit une Vie de saint Malo, qui rapporte l'histoire suivante de Saint
Malo et le petit oiseau ("roitelet"). "Et un autre miracle qu'il accomplit comme celui-ci, qui mérite d'être rapporté rien que pour la compassion qu'il démontre. Il était un successeur de Paul l'Apôtre, dont les mains suppléaient à ses besoins si les dons manquaient; et quand il avait du temps laissé libre par sa tâche de prédication de l'Evangile, il s'occupait à travailler de ses propres mains. Un jour qu'il était occupé à travailler avec les frères au vignoble, taillant les vignes, et pour être plus leste dans ses mouvements, il retira sa cape et la déposa hors de vue. Quand il eut achevé son travail, il revint à son manteau, et il y trouva un petit oiseau que les gens du peuple appellent un roitelet, et ce dernier avait pondu un oeuf dessus. Et sachant que la bienveillance de Dieu est aussi pour les oiseaux, puisqu'aucun ne tombe sans le Père, il laissa son manteau en cet endroit, jusqu'à ce que les oeufs soient éclos et les oiseaux partis de la nichée. Et voilà la merveille, c'est que tout le temps que le manteau se trouva là, il ne tomba aucune pluie dessus. Et quiconque entendit cela, alors rendit grâce à la puissance de Dieu, et ils louaient la miséricorde de Dieu dans l'homme." (Sigebert). ....
Merci à
Jean Michel Dossogne pour le partage de ce texte
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