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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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SAINTE
Marguerite D'YOUVILLE
Fondatrice de
la Congrégation
des Soeurs de
la Charité de Montréal (1701-1771)
Sainte Marguerite d'Youville est la première sainte canadienne née au Canada.
prêtres.Marie-Marguerite
Dufrost de La Jemmerais naquit au Canada, dans la province de Québec, à
Varennes, le 15 octobre 1701; elle fut baptisée le lendemain. Aînée de
la famille,, elle aura 5 frères eyt soeurs, A 7 ans son père meurt et
le remariage de sa mère est une épreuve pour elle . Elle étudia deux ans
au couvent des Ursulines de Québec où s'épanouirent sa belle
intelligence et sa grandeur d'âme. A vingt ans, Marguerite fut mariée à François d'Youville. Elle se voit obligée de demeurer chez sa belle-mère parcimonieuse qui lui rend la vie difficile. Pour comble de malheur, elle découvre que François ne devait pas être le mari rêvé: volage, indifférent et dépensier, il gaspille rapidement sa fortune personnelle, plongeant sa famille dans les larmes et les privations. Il délaisse son foyer et passe la plus grande partie de son temps à l'Île-aux-Tourtes, troquant des fourrures contre de l'eau-de-vie. .. Dès l'âge de 26 ans elle participe activement à des confréries de la paroisse Notre-Dame de Montréal, ce qui la met en contact avec d'autres chrétiens et chrétiennes pour la prière ou le service des personnes défavorisées. Après 8 ans de mariage,et une courte maladie François d'Youville meurt le 4 juillet 1730, malgré les soins attentionnés prodigués par sa jeune épouse qui veille à son chevet nuit et jour
De leurs cinq
enfants, deux fils en bas âge lui survivent. Marguerite en attend un
sixième qui ne vivra que quelques mois.
Après le décès du
père, tout comme avant, la mère aimante veille seule sur l'éducation de
ses enfants. Elle les forme autant par l'exemple que par la parole. En
plus du fardeau de subvenir aux besoins de sa famille, la jeune veuve
doit encore liquider les nombreuses dettes contractées par son défunt
mari. Elle ouvre donc un petit commerce, ce qui lui permet non seulement
de s'acquitter de ses dettes, mais encore de faire instruire ses deux
fils au Séminaire de Québec. Sa joie sera grande de les voir tous deux,
François et Charles, accéder au sacerdoce.
«Dès les premières
années de son veuvage, écrit son fils Charles, on la vit, pleine de
charité pour le prochain, se faire un devoir et un honneur de visiter
les pauvres, les malades, les prisonniers, retranchant sur son
nécessaire pour soulager les membres souffrants du Sauveur. On la vit,
avec édification, allant de porte en porte, mendier de quoi faire
inhumer les criminels [...], visiter les pauvres de l'Hôpital Général et
raccommoder les haillons de ces indigents.»
La messe
quotidienne et de fréquentes visites à l'Hostie du tabernacle la
soutiennent dans sa tâche ardue, toujours accomplie avec un grand amour
de Dieu et du prochain. Peu à peu, des personnes dévouées se joignent à
elle dans l'exercice de la charité. Une première indigente est reçue
dans le logement hospitalier où le 31 décembre 1737, Mère d'Youville et
ses collaboratrices se consacrent d'une seule voix à leur nouvel
apostolat.
En l'an 1747, la
restauration de l'hôpital général des Frères Charron pour les indigents
sans foyer, est confiée à Madame d'Youville pour le bénéfice des pauvres
de toutes catégories: enfants abandonnés, orphelins, vieillards,
infirmes, malades. Modèle de toutes les vertus, cette incomparable mère
des pauvres se dévoue pour ses protégés au milieu de sa petite famille
religieuse. Sa foi magnanime, son amour exceptionnel de la croix et sa
confiance sans bornes en la Providence se traduisaient en chants
d'actions de grâces au sein des pires épreuves. Devant les ruines
fumantes de l'hôpital général de Montréal, à l'exemple du saint homme
Job, Mère d'Youville trouve la force de répéter l'acte sublime de la
plus héroïque résignation: «Le Seigneur nous a tout ôté; il n'est arrivé
que ce que le Seigneur a voulu.» Elle ajouta d'un ton ferme: «Mes
enfants, nous allons réciter le Te Deum à genoux pour remercier Dieu de
la grande grâce qu'Il vient de nous accorder.»
Après avoir
beaucoup aimé Jésus-Christ dans Ses membres souffrants, la fondatrice
des Soeurs Grises expire en faisant cet émouvant adieu à ses Filles:
«Que je serais heureuse si je me voyais dans le Ciel avec toutes mes
soeurs.» Lors de son pieux trépas survenu le 23 décembre 1771, Dieu
immortalisa visiblement le grand amour que Sa servante avait voué à la
Croix, en faisant paraître ce signe du salut, tout lumineux, au-dessus
de l'hôpital général. Le bien immense que sainte Marguerite d'Youville a
réalisé et perpétué par sa congrégation depuis plus de deux cents ans,
témoigne encore de la prodigieuse sainteté de cette femme admirable.
Béatifiée le 3 mai
1959 par le pape Jean XXIII, Mère d'Youville a été canonisée par
Grégoire XVII, le 1er janvier 1975. Cette Sainte est la première
canadienne qui est parvenue aux honneurs des autels.
Résumé O.D.M.
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