![]() |
Passioniste ... Passion - aimant |
![]() |
|||
|
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
|||||
| accueil | saints et saintes | prières | enseignements | liens divers | nouvelles passionistes |
| Janvier |
Bse Marguerite
BAYS
Marguerite Bays
naît en 1815 au hameau de La Pierraz dépendant du village de Siviriez
dans le canton de Fribourg (Suisse) dans une famille de petits
agriculteurs qui eurent six enfants. C'était le 8 septembre, jour de la
fête de la Nativité de la Sainte Vierge. Très tôt elle ressent un
attrait pour la prière dans la solitude et le silence. Trop faible pour
les lourds travaux de la campagne (ce qui lui vaudra parfois des
critiques!), elle restera dans sa chambrette où elle exercera toute sa
vie le métier de couturière, en assurant aussi le soin du ménage dans la
ferme après le départ de ses deux sœurs. Chaque jour elle se rend à pied
à Siviriez (à 1,5 km) pour y assister à la Messe qu'elle considère comme
le "sommet de sa journée". Chaque dimanche après-midi, elle réunit des
enfants chez elle ou dans la chapelle Notre-Dame des Bois: elle met à
leur portée un catéchisme présenté de façon trop théorique à la
paroisse. Les enfants l'aiment beaucoup car elle est simple et gaie.
Souvent elle se rend à pied à Einsiedeln. Elle fait partie du
Tiers-Ordre franciscain. Avec zèle elle assiste malades et mourants du
voisinage. Enfin dans un esprit missionnaire, elle s'intéresse à l'œuvre
de la Propagation de la Foi, et en ce temps marqué par le Kulturkampf,
elle aide le chanoine Schorderet fondateur de l'Œuvre de Saint-Paul pour
l'apostolat par la presse. Frappée par un cancer, elle en guérit
miraculeusement le 8 décembre 1854 (jour où Pie IX proclamait à Rome le
dogme de l'Immaculée Conception), mais cette maladie se commue aussitôt
en stigmates car elle avait demandé d'être associée plus étroitement
encore au Christ crucifié; elle cherche néanmoins à cacher ces marques.
Ce qui la caractérise, c'est la simplicité, le silence. Elle mène une
vie ordinaire cachée avec le Christ en Dieu. Elle meurt après de grandes
souffrances le vendredi 17 juin 1879 vers trois heure de l'après-midi,
et depuis, la voix populaire l'a toujours considérée comme une sainte.
Femme de prière - certains la taxeront même de bigote! - elle montre par
sa vie que "la prière n'éloigne pas du monde. Bien au contraire, elle
élargit l'être intérieur, elle dispose au pardon et à la vie
fraternelle" (Jean Paul II). C'est une sainte laïque. Elle n'a jamais
songé à la vie religieuse bien qu'elle aimait beaucoup le Monastère des
cisterciennes de la Fille-Dieu (à Romont, bourgade voisine). Sa filleul,
Alphonsine Ménétrey, y devint religieuse sous le nom de Sœur Lutgarde et
elle sera une grande abbesse du monastère.
|
||||