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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
Sainte Marie de MATTIAS
Maria de Mattias naît en 1805 à Vallecorsa
(Frosinone) dans le Latium. La région fait alors partie des États
Pontificaux. Sa famille, qui appartient à la haute société, est
profondément chrétienne. Le milieu est cultivé ; pourtant, on ne fait
pas étudier Marie conformément aux habitudes de son époque où les filles
ne reçoivent pas de formation intellectuelle. Ainsi vit-elle repliée sur
elle-même. Néanmoins, à l’âge de seize ans, en discutant avec son père,
elle comprend de façon mystique la beauté de l’amour de Dieu, manifesté
de façon plénière dans le Christ crucifié, lui qui a donné son Sang pour
nous. A l’âge de dix-sept ans, en 1822, elle assiste à une Mission
populaire prêchée à Vallecorsa par saint Gaspard del Bufalo . Elle est
frappée de voir les conversions qui se font à cette occasion et elle
ressent le désir de mener la même action que saint Gaspard. Celui-ci est
un propagateur de la dévotion au Sang du Christ. A son école, Maria ne
voudrait pas que se perde aucune goutte du Sang rédempteur. Elle est
animée de la passion des âmes et du désir de leur salut. Saint Gaspard
la choisit pour fonder un Institut de Sœurs dédié au Précieux Sang et
ayant pour objectif l’éducation des filles, lui-même ayant fondé les
Missionnaires du Précieux Sang. Le 4 mars 1834, avec l’aide d’un
disciple de saint Gaspard, le Vénérable Jean Merlini, elle fonde à Agudo
(province de Frosinone) les “Sœurs Adoratrices du Sang du
Christ”. Le Prélat administrateur d’Anagni lui confie l’école des
petites filles, mais elle ne se limite pas à cela ; elle rassemble les
mamans et les jeunes pour les catéchiser et les éduquer à vivre
chrétiennement. Elle parle avec une telle éloquence que des hommes
viennent en cachette pour l’écouter (car, à l’époque, la mixité n’est
pas de mise) ; de même, des bergers de la région, abandonnés à
eux-mêmes, lui demandent de les instruire. Ce pouvoir d’attraction lui
attire de nombreuses disciples et collaboratrices. Son œuvre grandit. De
son vivant, 70 communautés sont fondées, en Italie et même à l’étranger.
Le bienheureux pape Pie IX, qui la tient en grande considération, la
fait venir à Rome et lui confie un hospice et une école. C’est dans
cette ville qu’elle meurt en 1866. « Le message de Mère de Mattias s’adresse à tous les chrétiens, parce qu’il indique un engagement prioritaire et essentiel : celui de “fixer nos yeux sur Jésus” à tout moment de la vie (cf. He 12,2), en n’oubliant jamais qu’il nous a rachetés au prix de son sang : “Il l’a donné tout entier, aimait-elle à répéter, il l’a donné pour tous”. » (Jean-Paul II)
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