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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
Sainte Marie Maravillas de Jésus PIDAL Y CHICO
DE GUZMÁN
Maria Maravillas
PIdal y Chico De Guzman naît à Madrid en 1891. (Maravillas : ce nom est
donné en l’honneur de ‘Notre-Dame des Merveilles’, patronne de Cahegin
(province de Murcia) Son père, le marquis de Pidal a toujours eu le
souci d'aider l'Eglise et les religieux. Après avoir été ministre dans
son pays, il est ambassadeur d'Espagne. Elle fait sa première communion
en 1902. Elle jouit d'une intelligence profonde et claire, d'une volonté
toujours orientée vers le bien. Ces qualités naturelles sont
perfectionnées par la grâce. Dès sa petite enfance, elle répond aux
inspirations de Dieu par un fort attrait pour la vertu. A cinq ans, elle
fait, à sa manière, un vœu de chasteté et elle dira plus tard que sa
vocation à la vie consacrée est née avec elle. En plus de ses études,
elle a le souci de cultiver sa vie de piété et elle se dévoue en aidant
de nombreuses familles pauvres.
Ayant lu Sainte
Thérèse d'Avila et Saint Jean de la Croix, ce qui est pour elle une
découverte, elle entre au Carmel de l'Escorial, à Madrid, où elle prend
l'habit en 1920. Toute sa vie, avec une grande détermination, elle
mettra Dieu au centre de son existence et au-dessus de toute
préoccupation. Après sa première profession, elle reçoit du Sacré Cœur
l'inspiration de fonder un monastère dans le "Cerro de los Angeles",
centre géographique de l'Espagne. C'est là que la nation a été consacrée
au Sacré-Cœur sous le règne d'Alphonse XIII. Ce monastère est destiné à
être un lieu de prière et d'immolation pour le bien spirituel de
l'Eglise et de l'Espagne. Très vite, les vocations affluent et Mère
Maravillas y voit le signe que le Seigneur désire multiplier ces "maison
de la Vierge" comme elle aime appeler les carmels.
En 1933, elle
fonde un monastère à Kottayam, en Inde. En 1936, la guerre civile
éclate. Les carmélites du Cerro de los Angeles sont arrêtées et emmenées
à Getafe, puis se rendent à Madrid, au 2e étage d'une maison
particulière. Elles y vivent pendant 14 mois dans les privations et les
sacrifices au milieu des menaces et des contrôles. Mais elles n'ont pas
la grâce de subir le martyre comme elles le désirent tant. La Mère
Maravillas s'engage alors entièrement pour que l'ordre puisse survivre.
En septembre 1937, elle réussit à sortir de Madrid avec toute sa
communauté et à se réfugier dans l'antique 'désert' de Las Batuecas
(Salamanque). C'est la naissance d'un nouveau Carmel. En mars 1939, elle
peut récupérer le couvent du Cerro de los Angeles complétement détruit.
A grand peine et au prix d'immenses efforts, prenant elle-même la part
la plus rude des travaux, elle peut y rétablir la vie communautaire en
juin de la même année. Malgré la plus grande pénurie, la Mère est pour
ses filles un exemple de courage et de joie.
A partir de ce
moment, les fondations se multiplient:
1954: Mancera de
Abajo (Salamanque)
1947: Duruelo
(Avila)
1950: Cabrera
(Salamanque)
1954: Arenas de
San Pedro (Avila)
De plus, elle
envoie des renforts à un Carmel en Equateur (1954) et dans 4 Carmels
d'Espagne (1956-58-64-66). En 1960, elle aide les pères carmes à
construire un couvent à Talavera de la Reina (Tolède).
1961: Fondation du
Carmel de La Aldehuela (Madrid), où elle résidera jusqu'à sa mort. Ce
couvent s’accroît considérablement par l’adjonction d’une école, de
maisons pour les pauvres, etc., le tout devenant une petite ville.
1964: Carmel de
Montemar-Torremolinos (Malaga).
Pour unir entre
eux ces monastères et d’autres encore qui ont la même finalité, elle
fonde l’ ‘Association de Sainte Thérèse’ qui reçoit l’approbation du
Saint Siège en 1972. "Selon son vœu, toutes ces fondations sont caractérisées par l'esprit de pénitence, de prière et de recueillement, caractéristique de la réforme thérésienne." Ses moniales lui vouent une affection très tendre si bien qu'on lui obéit sans qu'elle ait besoin de commander. Elle est toujours d'un caractère égal. Si elle doit corriger quelqu'un, elle le fait en disant la vérité mais sans jamais blesser. Elle parle peu mais sa parole est pénétrante. On voit Dieu en elle, disent les témoins. Sa vie intérieure, riche mais très discrète, est connue grâce aux lettres à ses directeurs spirituels (grâces de purification et d'union). Elle meurt dans une grande paix en 1974, en répétant: "Quel joie de mourir carmélite!" Son corps répand un parfum de nard. "Face à la tentation d'une vie facile et superficielle, Mère Maravillas révèle la profonde attraction de l'essentiel, témoignant que la vie contemplative - si l'on reste fidèle à son propre charisme - possède une extrême efficacité apostolique et missionnaire." (Jean Paul II)
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