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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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Bse Marie
Sancha SZYMKOWIAK
Giannina
(Jeannette) Szymkowiak naît en Pologne le 11 juillet 1910 à Mozdzanow (Ostrow
Wielkopolski) au Sud-Ouest de Varsovie. Elle la dernière-née et seule
fille d’une famille de cinq enfants qui comptera aussi un prêtre.
Famille aisée et croyante où elle est élevée de façon remarquable ; on
lui inculque un amour fervent pour le Sacré-Cœur et dans cet esprit elle
sera pleine de bonté pour tous en particulier pour les plus pauvres et
les personnes dans le besoin. Après ses études secondaires, elle entre à
l’Université de Poznan où elle étudie les langues et la culture
étrangère. Elle est joyeuse et sa charité la pousse à semer cette joie
autour d’elle. Elle ne se contente pas du cercle de ses connaissances.
Elle va à la rencontre des pauvres qu’elle sert avec discrétion et
efficacité dans le cadre de l’Association mariale et de l’Association de
la Miséricorde de saint Vincent.
Très jeune, elle a
ressenti l’appel à la vie religieuse. Or pendant l’été de 1934, elle
part pour la France et au cours d’un pèlerinage à Lourdes, elle offre sa
vie tout entière et sans réserve entre les mains de la Mère de Dieu.
Encore doit-elle savoir où Dieu la veut, et ce ne sera pas sans
difficultés. Elle passe un an chez les Oblates du Sacré-Cœur à Montluçon
(Auvergne). En juin 1936, elle revient en Pologne et entre à Poznan dans
la Congrégation des Filles de Notre-Dame des Douleurs, appelées aussi
‘Sœurs Séraphiques’. Dès le début elle déploie son zèle dans
l’observance des Constitutions et dans l’accomplissement des services
les plus humbles. Elle désire la sainteté dans une ‘voie cachée’. Le 30
juin 1938, elle émet ses premiers vœux et prend le nom de Sœur Marie
Sancja. Son programme est de « devenir sainte à tout prix ». Sa vie, qui
n’a rien d’extraordinaire en apparence, cache une profonde union à Dieu
et une disposition à embrasser sa Volonté quelle qu’elle soit. Elle
travaille un an dans une école enfantine à Poznan-Naramowice. Elle
commence aussi des études de pharmacologie, interrompues par la guerre
qui éclate en septembre 1939.
Poznan est occupé
par les allemands. Les Sœurs sont assignées à résidence et le couvent
est réquisitionné pour héberger une centaine de soldats qu’elles doivent
servir au prix d’un surcroît de travail. Il y a aussi des prisonniers
étrangers pour lesquels la Sœur Sancja sert d’interprète. Lorsque la
persécution religieuse sévit en 1940, les Sœurs sont soumises à des
travaux encore plus pénibles et Sœur Sancja reçoit la permission de
retourner chez elle pour se mettre en sécurité. Mais elle y renonce,
pensant que telle est la volonté de Dieu. Pour tous ceux qui
l’entourent, soldats, prisonniers et consoeurs, elle est une ‘mère’ et
un instrument de Dieu pour répandre l’amour et la paix. Les prisonniers
anglais et français l’appelle ‘l’ange de bonté’ et ‘sainte sancja’. Mais
la fatigue excessive et les conditions de vie pénible ont raison de sa
santé. Atteinte de tuberculose au larynx, elle garde son esprit
d’abandon et sa sérénité. C’est ainsi qu’elle se prépare à ses vœux
perpétuels qu’elle émet le 6 juillet 1942. Son testament spirituel est
synthétisé par cette simple phrase : « Si l’on se consacre à Dieu, il
faut se donner jusqu’à se perdre totalement. » Elle meurt âgée de 32 ans
le 29 août 1942.
La
béatification du 18 août 2002 à Cracovie
Au cours de son 98e
voyage apostolique en dehors de l’Italie, le 8e dans son
pays, du 16 au 19 août 2002, Jean Paul II s’est cantonné dans le diocèse
de Cracovie, son ancien diocèse comme évêque, en même temps que celui de
sa naissance. Le samedi 17 août, il a fait la dédicace du nouveau
sanctuaire érigé en l’honneur de la Divine Miséricorde à Cracovie-Lagiewniki
(dévotion à la Miséricorde inspirée par le Christ à Sainte Faustine
Kowalska . Le lendemain, dimanche 18 août, fut le sommet de son
pèlerinage avec la béatification de 4 serviteurs de Dieu polonais
(Sigismond Félix Felinski, Jean Adalbert Balicki, Jean Beyzim,
etMarie sancha Szymkowiak ) au parc de Blonie près de Cracovie devant
une foule de plus de deux millions de fidèles, le plus grand
rassemblement qu’ait jamais connu la Pologne. On pensait que ce voyage
du Pape en terre polonaise serait un voyage d’adieu, un voyage
‘sentimental’, de ce pape âgé de 82 ans. Fatigué et près d’achever sa 24e
année de pontificat. En fait il a dit des paroles très fortes, déclarant
d’emblée dès le premier jour à ses compatriotes dont certains craignent
l’avenir et notamment l’entrée de la Pologne dans l’Europe unie ;
« Arrêtez d’avoir peur ! » Et lors de l’Audience générale qui a suivi, à
Rome, le 21 août, il a donné le sens synthétique de ces béatifications
en disant : « J'ai voulu indiquer ces nouveaux bienheureux au peuple
chrétien, afin que leurs paroles et leur exemple constituent un élan et
un encouragement à témoigner, à travers les faits, de l'amour
miséricordieux du Seigneur qui vainc le mal par le bien (cf. Rm
12, 21). Ce n'est qu'ainsi qu'il est possible d'édifier la civilisation
de l'amour désirée, dont la force douce s'oppose avec vigueur au
mysterium iniquitatis présent dans le monde. C'est à nous, disciples
du Christ, que revient la tâche de proclamer et de vivre le profond
mystère de la Miséricorde Divine qui régénère le monde, en nous poussant
à aimer nos frères et même nos ennemis. Ces bienheureux, ainsi que les
autres saints, sont des exemples lumineux de la façon dont
l'‘imagination de la charité’, nous permet d'être proches et solidaires
de ceux qui souffrent (cf. n. 50), artisans d'un monde renouvelé par
l'amour.
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