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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
Bienheureuse Nemesia VALLE
Toute la vie de la bienheureuse Némésia Valle sera marquée par des dépouillements successifs qui l’affecteront sensiblement, mais seront aussi une source d’enrichissements humains et chrétiens. Elle naît à Aoste en 1847. (Le Val d’Aoste, vallée italienne limitrophe de la Suisse romande, est partiellement d’expression francophone). Son nom de baptême est Giulia (Julie). Sa famille est travailleuse et aisée. Elle a un jeune frère, Vincent. Elle perd sa maman à l’âge de 4 ans. Les deux enfants sont placés chez des parents qui assurent leur formation scolaire et chrétienne. A 11 ans, elle est envoyée à Besançon chez les Sœurs de la Charité de Jeanne-Anthide Thouret pour parfaire son éducation. Elle souffre de l’éloignement de sa famille, mais comprend que le Seigneur lui “tient place de maman”. Elle apprend le français et acquiert un savoir-faire pratique. Au bout de 5 ans, Giulia Valle revient dans sa vallée, mais ce n’est pas pour retrouver sa maison, car son père s’est remarié et habite désormais à Pont Saint Martin. Le climat familial est tendu et Vincent son frère, excédé, disparaît un jour sans laisser de trace. Expérience de solitude pour Julie. Du coup, elle désire consoler ceux qui vivent la même expérience. Lorsque les Sœurs de la Charité de Besançon font une fondation à Pont Saint Martin, elle choisit de les rejoindre. Elle fait son noviciat à Verceil (Piémont). Elle reçoit le nom de Némésia (saint Némésius est un martyr du IIIe s.). Elle fait souvent cette prière : « Jésus, dépouille-moi et revêts-moi de toi. Jésus, je vis pour toi ; pour toi, je meurs ». Son désir est de « manifester l’amour de Dieu aux petits, aux pauvres, à chaque homme, en chaque lieu de la terre ».
Elle est envoyée à
Tortona (Piémont). Elle y enseigne le français. A 40 ans, elle est
nommée Supérieure de la communauté. Sa charité s’exerce dans son
Institut et jusque dans la ville .Beaucoup recourent à elle : pauvres,
prêtres, soldats, dans cette ville qui comporte plusieurs casernes. Sa
sainteté lumineuse se traduit à travers les gestes simples de la vie
quotidienne. On l’appelle ‘notre ange’. Après quelques trente-cinq
années dans cette ville, elle doit partir brusquement à Borgaro près de
Turin, pour former les novices d’une nouvelle province des Sœurs de la
Charité. Sa méthode est inspirée par l’amour, mais elle rencontre
l’opposition de la Supérieure provinciale, plus rigide. Néanmoins, en 13
ans, elle forme environ 500 novices. Finalement, elle doit lâcher le
noviciat. Elle peut dire: « Je n’existe plus pour personne ». Elle
meurt en 1916. « La bienheureuse Némésia – dit le Saint-Père – continue
à nous répéter à tous : “La sainteté ne consiste pas à accomplir
beaucoup de choses ou à accomplir de grandes choses…le saint est celui
qui se prodigue à sa propre place chaque jour, pour le Seigneur”. »
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