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Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime |
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| Janvier |
Sainte Virginie CENTURIONE BRACELLI Virginia (Virginie) Centurione naît à Gênes en 1587 dans une famille de la haute société. C’est à la maison qu’elle reçoit sa première éducation chrétienne et intellectuelle. Malgré son inclination pour la vie religieuse, son père la marie d’autorité le 10 décembre 1602 à un jeune homme, également de la haute société, Gasparo Grimaldi Bracelli. Malheureusement il a une vie dissolue et ne suit pas les conseils de modération de sa femme. Néanmoins il meurt chrétiennement en 1607, entouré jusqu’au bout par les soins de sa jeune épouse. Il la laisse veuve à l’âge de vingt ans avec deux enfants, deux filles. On veut la remarier, mais elle refuse résolument et fait vœu de chasteté. Elle mène une vie retirée chez sa belle-mère en s’occupant attentivement de l’éducation de ses deux filles jusqu’à leur mariage.
D’une vie mystique profonde, elle veut également être
charitable, non seulement en paroles mais en actes. Son but est de
servir Dieu à travers les pauvres. La guerre entre la République de
Gênes et le duc de Savoie engendre famine et chômage. Durant l’hiver
1624-1625, elle accueille chez elle une quinzaine d’orphelins, puis des
femmes pauvres. Après la mort de sa belle-mère, elle ne se contente plus
de les accueillir, mais elle va à leur recherche. Elle se rend dans les
quartiers les plus mal famés en quête de jeunes filles nécessiteuses ou
en danger moral. Avec les compagnes qui se sont jointes à elle, elle
loge dans un couvent vide : Monte Calvario. Leur nombre s’accroît.
Bientôt, elles s’occupent de trois cents pauvres. La location de Monte
Calvario étant trop coûteuse, elles le quittent pour s’établir dans deux
petites maisons contiguës auxquelles s’ajoute une aile et une église :
Notre-Dame du Refuge. C’est l’origine de la maison mère. Virginie a
coutume de dire que lorsqu’on a Dieu pour seul objectif, “toutes les
oppositions s’aplanissent, toutes les difficultés se surmontent”. Elle
fonde les “Sœurs de Notre-Dame du Refuge” et des auxiliaires : les
“Filles de Notre-Dame du Calvaire”.
Au sein de son
œuvre, elle fait preuve d’une grande humilité, abandonnant le
gouvernement de ses maisons aux Protecteurs (laïcs) de l’œuvre et vivant
comme la plus humble des sœurs, mais toujours disponible et demeurant un
point de référence pour les démunis. Elle meurt à 64 ans en 1651.
Lorsqu’on exhume son corps en 1801, on le retrouve intact et souple.
« Le précieux
héritage – dit le pape – que cette sainte a confié à l’Église, en
particulier à ses filles spirituelles, consiste dans la charité entendue
non pas comme un simple secours matériel, mais comme un engagement de
solidarité authentique, visant à la pleine libération et à la promotion
humaine et spirituelle de ceux qui se trouvent dans le besoin. »
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